Le droit de protester

par | Jan 10, 2026 | Nos Podcasts, Viva les Droits 2025 | 0 commentaires

quand la démocratie se défend dans la rue, en justice… et au micro

Série : Viva les Droits (12 épisodes)
Épisode : 1 / 12
Dates de la série : du 15 au 17 décembre 2025

Date d’enregistrement :
Lundi 15 décembre 2025,Horaire :16h00 – 18h00

Animation / Intervention principale :Christine Mahy

Il y a des jours où l’actualité te saute au visage. Une manifestation à Bruxelles, plus de 7.000 personnes, et cette phrase simple qui rappelle tout : quand des gens sont dans la rue, il y en a aussi beaucoup qui auraient voulu y être… mais ne peuvent pas.
C’est dans cette ambiance très concrète — terrain, fatigue, urgence, mais aussi énergie collective — que s’ouvre un nouvel épisode de Viva les droits sur Radio Solidarité : “Le droit de protester en danger”.

Pendant trois jours, un studio radio s’installe au cœur du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté (Namur). Boisson chaude, soupe, vin chaud, discussions spontanées, mots laissés par la “voix de la rue”… et surtout : du temps long. Du vrai. Celui qu’on ne trouve plus dans les formats rapides.

Ce podcast n’est pas un “débat” au sens spectacle. C’est plutôt un espace où l’on déplie, où l’on explique, où l’on relie. Et où l’on ose poser une question centrale :
Est-ce qu’on laisse grignoter le droit de protester… jusqu’au jour où il devient un souvenir ?

Protester : un droit fondamental… mais pas intouchable

Le droit de protester, ce n’est pas un caprice. C’est une clé de la démocratie : manifester, occuper l’espace public, pétitionner, interpeller, faire du bruit — et parfois aussi aller en justice.

Dans l’épisode, on entend un constat qui revient comme un fil rouge :

  • les restrictions se multiplient,

  • les notions juridiques deviennent floues,

  • la contestation est parfois criminalisée,

  • et l’espace public est traité comme une brocante à autoriser… plutôt qu’un droit à garantir.

Ce qui se joue ici, ce n’est pas “pour ou contre les manifs”.
C’est : qui a le droit de contester, comment, et à quel prix.

Une coalition large : syndicats + associations, même combat

Séléna (FGTB) raconte la naissance de la plateforme Droit de protester : au départ, des attaques ciblées (notamment via l’infraction d’“entrave méchante à la circulation”), puis une prise de conscience : si ça passe pour l’un, ça passera pour d’autres.

La coalition s’élargit (syndicats, Amnesty, Greenpeace, Ligue des droits humains, réseaux de lutte contre la pauvreté…). Et surtout : elle prouve un point essentiel — protester peut encore faire reculer un gouvernement, comme lors de la mobilisation contre l’idée d’une interdiction judiciaire de manifester.

Dans l’épisode, on entend aussi une réalité que beaucoup vivent : quand un gouvernement stigmatise et divise, la réponse la plus puissante reste souvent l’inverse :
rassembler.

Quand une loi peut dissoudre une association : l’alerte Amnesty

Karine Thibault (Amnesty International) met des mots clairs sur un danger démocratique : un avant-projet qui permettrait de dissoudre des associations sur base de notions trop floues (“menace”, “radicalisme”, “détournement de finalité”…), avec un pouvoir concentré dans l’exécutif.

Le point qui dérange :

  • dissoudre une association, c’est une mesure extrême,

  • et ça devrait toujours relever d’un juge, pas d’un ministre.

Elle rappelle aussi un truc essentiel : des outils existent déjà (poursuites en cas d’appel à la haine, interdiction des milices privées, dispositifs judiciaires…).
Donc la question devient : pourquoi créer un mécanisme plus rapide, plus large, plus dangereux ?

Et là, le podcast fait ce que les formats “vite fait” font rarement : il met en perspective. Des exemples étrangers, des dérives possibles, des situations où des gens se retrouvent inquiétés “juste pour avoir été là”, ou “juste pour avoir assisté”.

L’espace public, version “permission trois mois à l’avance”

Autre sujet très concret : l’accès à l’espace public.
Demander une manif trois mois à l’avance, exiger assurance, stewards, conditions floues… Tout ça peut sembler “administratif”. En réalité, c’est parfois une barrière politique.

Parce qu’un droit fondamental, ça ne fonctionne pas comme un événement commercial.
Une guerre éclate, une injustice explose, une réforme tombe : on réagit maintenant. Pas “au prochain trimestre”.

Communes Colères, Code Rouge : protester, c’est aussi inventer des formes

Le podcast donne aussi la parole à d’autres dynamiques :

  • Communes Colères, avec son fonctionnement autogestionnaire, ses assemblées, sa volonté de convergence, son ambition de recréer des espaces de rencontre et d’éducation populaire.

  • la désobéissance civile, via l’expérience de Code Rouge : organisation, entraînements, cadre non-violent, logistique, diversité d’âges, stratégie.

Une phrase ressort : “Si on ne dit rien, c’est comme si on était d’accord.”
Et derrière, une idée forte : le droit de protester n’est pas un seul outil. C’est une boîte à outils : rue, justice, médias, assemblées, actions symboliques, terrain, solidarité.

La “voix de la rue” : quand le droit, c’est la survie

Et puis il y a ce moment qui ramène tout au réel : les témoignages recueillis dehors.
Statut BIM perdu, attente de logement social depuis 7 ans, sortie de prison sans aide, handicap invisible et précarité…
Là, on comprend que “le droit de protester” n’est pas une théorie. C’est souvent la dernière poignée à laquelle s’accrocher quand le reste glisse.

Pourquoi écouter cet épisode ?

Parce qu’il ne te dit pas seulement “ça va mal”.
Il montre aussi :

  • ce qui résiste,

  • ce qui s’organise,

  • ce qui peut gagner,

  • et comment la démocratie se défend au quotidien, parfois avec une simple chose : parler, se rencontrer, s’unir.

Si tu veux comprendre ce qui est en train de se jouer en Belgique, sans jargon inutile, avec des voix de terrain et des analyses accessibles : cet épisode est pour toi.

Écoute “Viva les droits – Le droit de protester” et partage-le autour de toi.
Parce que protéger le droit de protester, c’est protéger tous les autres droits.

Laurent Frémal

La cour de récréation

La cour de récréation

Filmé au début des années 1990, le documentaire Récréations de Claire Simon montre la cour d’école comme une véritable société miniature. Alliances, exclusions, domination mais aussi solidarité et empathie : les enfants y expérimentent déjà les rapports de force qui structurent le monde adulte. À travers une lecture presque philosophique, ce regard sur l’enfance rappelle que la violence sociale comme le vivre-ensemble s’apprennent très tôt, dans ce premier théâtre de la vie qu’est la cour de récréation.

Journée mondiale des Roms à Molenbeek

Journée mondiale des Roms à Molenbeek

À l’occasion de la Journée internationale des Roms, nous étions au Foyer à Molenbeek pour une rencontre entre associations, institutions et membres des communautés roms. Trois générations ont partagé leur vécu, leur évolution et leur réalité en Belgique aujourd’hui.

Koen Geurts rappelle la diversité des communautés roms et l’importance de briser les stéréotypes. Mariana, 21 ans, étudiante à Bruxelles, témoigne d’une nouvelle génération entre héritage familial et avenir professionnel, loin des clichés.

Un échange humain et sincère pour mieux comprendre la réalité des Roms en 2026.

Walibi Run

Walibi Run

Le Walibi Run a rassemblé 2 450 coureuses et coureurs au cœur du parc pour une première édition placée sous le signe du sport et de la solidarité. Une partie des inscriptions a été reversée à l’association Sport2Be, tandis que Walibi rappelle son engagement social de longue date, notamment avec Arc-en-Ciel depuis 47 ans. Radio Solidarité était sur place et vous propose un reportage vidéo accompagné d’une interview exclusive.

Du bon côté de l’Histoire

Du bon côté de l’Histoire

Les guerres s’étendent, les tensions montent et chaque pays doit choisir. Soutenir, condamner ou se taire : aucune position n’est neutre. Entre pressions économiques et responsabilités humaines, l’Histoire retiendra surtout nos silences. Car demain, ce ne seront pas les marchés qui jugeront, mais les générations suivantes. Nos enfants nous demanderont de quel côté nous étions.

Plan froid extrême à Bruxelles

Plan froid extrême à Bruxelles

Le plan froid extrême à Bruxelles est partiellement prolongé. Sur les 132 places ouvertes cet hiver, 117 resteront accessibles jusqu’à fin avril, dont les 100 places du centre WTC4. Une décision saluée par les associations, qui rappellent toutefois que les besoins d’hébergement d’urgence restent élevés toute l’année.

Contactez-nous

Contact Radio Solidarité
BAN porterais 300x600 1 1

Soutenez Radio Solidarité !

Soutenez Radio Solidarité, la voix qui unit !

adio Solidarité est une radio libre, citoyenne et indépendante. Nous ne recevons aucun subside public, car nous tenons à préserver notre autonomie éditoriale et à rester proches de celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien.

Informer, éduquer, divertir et donner la parole à tous, c’est notre mission. Mais pour continuer à diffuser 24h/24, animer nos émissions, assurer la maintenance du matériel et couvrir les frais de fonctionnement, nous avons besoin de vous.

Chaque don, même modeste, nous aide à poursuivre cette belle aventure collective.
Vous pouvez faire un virement sur le compte de New Line Info asbl (VDK Banque) :
BE62 8940 0156 3461

Ensemble, faisons vivre la radio qui donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas ailleurs.

€25.59
sur €1500 donné
1.71%
de l’objectif
Montant du don
Fréquence des dons
Banniere728 90
Banniere728 90
Laurent
Author: Laurent

Plateforme de Gestion des Consentements par Real Cookie Banner