Plan froid extrême à Bruxelles
132 places maintenues, mais l’inquiétude reste dans le secteur
Alors que les températures hivernales s’estompent progressivement, le dispositif du plan froid extrême mis en place à Bruxelles ne sera pas levé immédiatement. Les 132 places ouvertes par le Samusocial, sous coordination de Bruss’help, sont en partie prolongées jusqu’à la fin du mois d’avril. Une décision qui reflète une réalité persistante : la pression sur l’accueil des personnes sans abri reste forte, même en dehors des périodes de grand froid.
Ce maintien partiel du dispositif s’inscrit dans un contexte où les associations alertent depuis plusieurs mois sur le manque structurel de places d’hébergement et l’augmentation du nombre de personnes à la rue.
Le centre WTC4 prolongé jusqu’à fin avril
La principale capacité du plan froid repose sur le centre WTC4, qui compte à lui seul 100 places. Ouvert le 2 février, il devait initialement fermer le 20 mars. Finalement, ces places seront maintenues au moins jusqu’à fin avril.
Le fonctionnement reste identique :
- Accueil de nuit uniquement (17h → 9h)
- Modèle “16/24”
- Séjour limité à 3 nuits consécutives
- Accompagnement social réduit
- Orientation vers des structures plus durables
Ce dispositif vise avant tout une mise à l’abri temporaire, sans accompagnement intensif. Plusieurs acteurs du secteur soulignent que ce type de solution reste nécessaire, mais insuffisant pour sortir durablement les personnes de la rue.
Deux centres complémentaires : une fermeture, une prolongation
Les 32 places supplémentaires sont réparties sur deux structures :
Centre Poincaré
- 15 places
- fermeture confirmée le 31 mars
Centre Dubrucq
- 17 places
- maintien jusqu’à fin avril
Au total, 117 places seront donc maintenues après le 31 mars, contre 132 actuellement.
Une prolongation possible au-delà du 30 avril
Selon Bruss’help, la prolongation du centre WTC4 au-delà du 30 avril reste envisagée. Les modalités sont actuellement en discussion entre les différents acteurs du secteur de l’aide aux sans-abri.
Cette incertitude illustre une difficulté récurrente : les plans saisonniers deviennent de plus en plus nécessaires sur des périodes plus longues.
Les associations alertent : la fin du plan froid ne signifie pas la fin des besoins
Plusieurs associations bruxelloises rappellent que les besoins d’hébergement ne disparaissent pas avec l’arrivée du printemps. Au contraire, elles observent :
- une saturation des centres d’accueil
- une hausse du nombre de personnes isolées
- davantage de familles sans logement
- une rotation rapide dans les dispositifs temporaires
- un manque de solutions structurelles
Des organisations comme les réseaux d’aide aux sans-abri à Bruxelles soulignent que les plans froid deviennent des réponses permanentes à une crise structurelle.
Une pression toujours forte sur le Samusocial
Le Samusocial reste l’acteur central de la mise à l’abri d’urgence. Durant l’hiver, les demandes d’hébergement augmentent fortement, obligeant à ouvrir des sites temporaires comme le WTC4.
Mais selon plusieurs analyses du secteur social :
- les centres d’urgence tournent toute l’année à capacité maximale
- les solutions de transition manquent
- l’accès au logement reste difficile
- les personnes retournent souvent à la rue après quelques nuits
Une question structurelle qui dépasse le plan froid
Le maintien de ces places pose une question plus large : celle de la transformation du dispositif hivernal en solution permanente.
Les associations demandent notamment :
- plus de places ouvertes toute l’année
- des centres avec accompagnement social réel
- davantage de logement de transition
- des politiques de prévention des expulsions
- un renforcement de l’aide sociale
Un signal important pour le secteur
La prolongation jusqu’à fin avril est perçue comme un signal positif par les acteurs de terrain. Elle évite une fermeture brutale du dispositif à la fin de l’hiver.
Mais pour beaucoup, cela ne règle pas la question de fond : le manque chronique de places d’accueil et l’augmentation du sans-abrisme à Bruxelles.
Les chiffres clés
- 132 places ouvertes dans le plan froid extrême
- 100 places WTC4 prolongées
- 15 places Poincaré fermées le 31 mars
- 17 places Dubrucq prolongées
- 117 places maintenues après le 31 mars
- prolongation possible après le 30 avril
Un enjeu majeur pour les prochaines semaines
Les décisions qui seront prises d’ici fin avril seront déterminantes. Elles diront si le dispositif reste temporaire ou s’il devient une réponse durable face à une crise sociale qui ne cesse de s’aggraver.
Pour les associations, une chose est claire : le plan froid ne peut plus être la seule réponse à l’urgence sociale.
Laurent Frémal
Belgique : la faim explose,
Gaza : pourquoi notre humanité s’arrête-t-elle aux frontières ?
Nous avons tous vu ces images.
Les images du kidnapping des membres de la flottille humanitaire en direction de Gaza.
Les images de militants arrêtés en pleine mer.
Les images d’humiliations assumées, revendiquées, presque célébrées par certains responsables israéliens.
Et notamment celles d’un ministre de la sécurité fanfaronnant devant les caméras, comme si la souffrance et l’humiliation étaient devenues un spectacle politique.
« NON » : les enseignant·e·s écrivent leur colère dans les rues de Namur
La « Révolution des craies » transforme les rues namuroises en espace d’expression citoyenne. À travers messages colorés, actions symboliques et mobilisations devant les écoles, les personnels de l’enseignement dénoncent les réformes en cours et défendent une école plus humaine, solidaire et accessible à toutes et tous. Un mouvement visible, pacifique et profondément humain qui interpelle bien au-delà du monde scolaire.
À Namur en Mai, Les Baudrières
Avec Les Baudrières, la compagnie L’Encordée a offert au public namurois un moment suspendu entre ciel, corps et émotions. Un spectacle aérien tout en lenteur, en écoute et en confiance, porté par trois femmes reliées par des cordes… mais surtout par un lien humain bouleversant.
À Namur en Mai, Air PULSE fait brûler le mythe du travail moderne
À Namur en Mai, Air PULSE de la Compagnie La Brüme a transformé le spectacle de feu en véritable miroir social. Entre sons industriels, flammes, musique live et interview de l’équipe, Radio Solidarité explore une création engagée qui questionne le travail, l’épuisement, la rentabilité et la place de l’humain dans nos vies.
« Loup où es-tu ? »
À Namur en Mai, les Royales Marionnettes revisitent le célèbre conte du Petit Chaperon rouge dans un spectacle à double lecture, entre marionnette traditionnelle, réflexion sociale et critique des peurs modernes. Avec « Loup où es-tu ? », le grand méchant loup devient le miroir inquiétant de notre époque.
Quand les arts de la rue deviennent un acte social
Les arts de la rue peuvent-ils encore rassembler, faire réfléchir et créer du lien social ? À Namur en Mai, la délégation québécoise venue présenter Combat, Caisse 606 et d’autres spectacles a prouvé que oui. Entre cirque contemporain, humour absurde, poésie visuelle et réflexion sociale, Radio Solidarité est parti à la rencontre d’artistes qui réinventent l’espace public des deux côtés de l’Atlantique.
Namur en Mai
Depuis trente ans, Namur en Mai transforme les rues namuroises en un immense chapiteau à ciel ouvert. À travers les témoignages d’Aurélien Tirtiaux et de Samuel Chapelle, Radio Solidarité revient sur l’histoire humaine, artistique et populaire d’un festival devenu un véritable symbole de résistance culturelle et de poésie urbaine.
Femmes, combats et liberté
Namur en Mai 2026 a démarré sous la pluie, mais avec un public bien présent. Entre adaptations, spectacles déplacés et belles découvertes comme Loups y es-tu ? ou Caisse 606, Radio Solidarité lance son fil rouge : femmes, combats et liberté sous les chapiteaux.
Soutenez Radio Solidarité !
Soutenez Radio Solidarité, la voix qui unit !
adio Solidarité est une radio libre, citoyenne et indépendante. Nous ne recevons aucun subside public, car nous tenons à préserver notre autonomie éditoriale et à rester proches de celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien.
Informer, éduquer, divertir et donner la parole à tous, c’est notre mission. Mais pour continuer à diffuser 24h/24, animer nos émissions, assurer la maintenance du matériel et couvrir les frais de fonctionnement, nous avons besoin de vous.
Chaque don, même modeste, nous aide à poursuivre cette belle aventure collective.
Vous pouvez faire un virement sur le compte de New Line Info asbl (VDK Banque) :
BE62 8940 0156 3461
Ensemble, faisons vivre la radio qui donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas ailleurs.






















