La Danse des renards
entre amitié, compétition et leçons de vie
Réalisation : Valéry Carnoy
Origine : Belgique / France
Avec : Samuel Kircher, Fayçal Anaflous, Anna Heckel
Durée : 1h32
Nominations FIFF 2025 : Prix du Jury Junior & Compétition
Une fable moderne sur la fragilité de la force
Présenté au FIFF Namur 2025, La Danse des renards de Valéry Carnoy est un film qui explore les liens invisibles entre la compétition, la vulnérabilité et surtout l’amitié.
À travers l’histoire de Camille, jeune boxeur prometteur, et Matteo, son ami et frère d’armes, le film nous plonge dans un univers où la performance physique n’efface pas les blessures intérieures.
Un accident évité de justesse bouleverse leur équilibre : si le corps semble se remettre, quelque chose en Camille se fissure. Le réalisateur choisit alors une mise en scène à hauteur d’humain — caméra à l’épaule, lumières brutes, sons feutrés — qui rend chaque respiration, chaque regard, presque palpable.
Quand la force devient fragilité
Beaucoup de critiques l’ont souligné : La Danse des renards réussit à montrer la vulnérabilité masculine sans la juger.
Le film évite les clichés du « sportif invincible » pour s’attarder sur les doutes, la douleur et la peur de décevoir.
Samuel Kircher, dans le rôle de Camille, livre une performance habitée : il incarne avec une justesse troublante ce jeune homme coincé entre ce qu’on attend de lui et ce qu’il ressent vraiment.
À ses côtés, Fayçal Anaflous (Matteo) brille par sa sincérité : il n’est pas seulement le « meilleur ami », mais un miroir, un point d’ancrage, un compagnon de route dans la tempête.
Entre compétition et amitié
L’amitié est une chose importante. Les tempêtes peuvent la fragiliser, mais il en reste toujours une trace, au fond du cœur.
Ce film témoigne de cet aspect avec beaucoup de justesse et de pudeur.
Entre coups portés et gestes retenus, entre regards lourds de reproches et silences réparateurs, La Danse des renards parle de ce que l’on ne dit pas toujours : la peur de perdre l’autre, la difficulté à se pardonner, la fierté qui empêche parfois de parler.
Nous avons été séduits par ce film, par le jeu des acteurs, mais aussi par cette fusion rare entre la rudesse du sport de combat et la sensibilité des émotions humaines.
Chacun joue et reste à sa place, sans en faire trop : tout sonne juste, humain, vrai.
Un petit bémol : la réconciliation, trop rapide ?
Si le film touche au cœur, la scène de réconciliation nous a semblé un peu trop courte.
On reste sur une impression d’inachevé : l’amitié entre Camille et Matteo est-elle vraiment réparée, ou simplement en voie de l’être ?
Mais peut-être est-ce là le choix du réalisateur : laisser au spectateur la liberté d’y croire, ou pas.
Comme dans la vie, certaines blessures ne se ferment pas complètement, elles se transforment simplement en traces, en cicatrices qu’on apprend à aimer.
Une belle leçon pour toutes les générations
La Danse des renards n’est pas seulement un film sur la boxe ou le sport : c’est un film sur la vie, sur la résilience et sur la force des liens humains.
Une œuvre sensible et forte, qui parle aussi bien aux jeunes qu’aux adultes, à tous ceux qui ont connu la rivalité, la peur, la perte — et surtout, la joie de retrouver un ami.
C’est une belle leçon de vie, un film qui rappelle que l’amitié, même abîmée, garde toujours une trace lumineuse, quelque part, au fond du cœur.
Laurent Frémal
Un cri doux pour la Terre et pour nos enfants
Deuxième jour du FIFF, et déjà une belle claque poétique.
Avec Animal Totem, Benoît Delépine signe un conte écologique et solidaire.
Un film pour la Terre, pour nos enfants, et pour un autre regard sur l’avenir.
Les Baronnes ouvrent le 40e FIFF
Trois salles combles pour l’ouverture du 40e FIFF !
Avec Les Baronnes, Nabil Ben Yadir et Mokhtaria Badaoui offrent un film vibrant où quatre grand-mères de Molenbeek se lancent dans le théâtre et bouleversent tout sur leur passage. Entre rires, larmes et poésie, le public passe par toutes les émotions.
Seize ans après Les Barons, c’est désormais Les Baronnes qui ouvrent le festival, rappelant qu’il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves.
Commerce d’armes avec Israël
Parlons du sans chez-soisrisme :
En 2026, plus de 12.500 enfants vivent en situation de sans chez-soisisme en Belgique. Une réalité honteuse et indigne : aucun enfant ne devrait grandir sans un toit. Stop aux chiffres de la honte, il est temps d’agir à la racine.
Une bouteille à la mer, un cri d’espoir pour Gaza
Sur les côtes égyptiennes, des jeunes remplissent des bouteilles de lait, de riz et de farine pour bébé, et les lancent à la mer, en direction de Gaza. Un geste symbolique, dérisoire peut-être, mais profondément humain. Face à la famine imposée, ils envoient un cri, un espoir, une forme de résistance.
Cet article raconte leur initiative et ce qu’elle dit du fossé grandissant entre les citoyens du monde et ceux qui le dirigent.
Statut cohabitant : un système injuste à abolir de toute urgence
Contactez-nous
Soutenez Radio Solidarité !
Soutenez Radio Solidarité, la voix qui unit !
adio Solidarité est une radio libre, citoyenne et indépendante. Nous ne recevons aucun subside public, car nous tenons à préserver notre autonomie éditoriale et à rester proches de celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien.
Informer, éduquer, divertir et donner la parole à tous, c’est notre mission. Mais pour continuer à diffuser 24h/24, animer nos émissions, assurer la maintenance du matériel et couvrir les frais de fonctionnement, nous avons besoin de vous.
Chaque don, même modeste, nous aide à poursuivre cette belle aventure collective.
Vous pouvez faire un virement sur le compte de New Line Info asbl (VDK Banque) :
BE62 8940 0156 3461
Ensemble, faisons vivre la radio qui donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas ailleurs.




















