Bruxelles, 12 mai 2026
75.000 voix contre l’épuisement social
Ce mardi 12 mai 2026, Bruxelles a vu défiler une véritable marée humaine. Selon les syndicats, plus de 75.000 personnes ont manifesté dans les rues de la capitale pour dénoncer les politiques d’austérité, la pression sociale grandissante et les attaques contre les droits sociaux.
Mais réduire cette mobilisation à une simple manifestation syndicale serait une erreur.
Car dans les rues de Bruxelles, quelque chose sautait immédiatement aux yeux : cette colère dépasse aujourd’hui largement le cadre des organisations syndicales.
Bien sûr, les drapeaux de la FGTB, de la CSC et de nombreux secteurs professionnels étaient très présents. Travailleurs du non-marchand, enseignants, cheminots, employés, ouvriers, personnel de santé ou fonctionnaires ont répondu massivement à l’appel du front commun syndical.
Mais autour des syndicats, une autre mobilisation s’est imposée.
Des associations de terrain, des collectifs citoyens, des militants associatifs, des groupes de lutte contre la pauvreté, des organisations engagées dans le logement, la santé, l’aide sociale ou encore la défense des droits humains étaient présents tout au long du parcours.
Et surtout, de très nombreux citoyens non syndiqués avaient eux aussi fait le déplacement.
Des familles.
Des jeunes.
Des pensionnés.
Des travailleurs précaires.
Des personnes sans engagement politique particulier.
Des citoyens simplement inquiets pour leur avenir et celui de leurs proches.
Dans les discussions entendues durant la journée, beaucoup le disaient clairement :
“Je ne suis pas syndiqué, mais je suis venu parce que ça devient impossible.”
“On ne peut plus continuer comme ça.”
“Cette fois, ça concerne tout le monde.”
Cette présence citoyenne importante donne à cette mobilisation une dimension particulière. Elle montre qu’aujourd’hui, le malaise social dépasse les structures traditionnelles de contestation.
Le coût de la vie, les difficultés à finir les fins de mois, les inquiétudes sur les pensions, les économies dans les services publics, la crise du logement, l’accès aux soins ou encore le sentiment d’abandon politique touchent désormais une partie beaucoup plus large de la population.
Dans les cortèges, les slogans parlaient autant de survie que de revendications sociales :
- “On travaille plus pour vivre moins.”
- “Nos pensions ne sont pas un luxe.”
- “La solidarité n’est pas une dépense.”
- “Les riches deviennent plus riches pendant qu’on compte chaque euro.”
Le monde associatif était particulièrement visible dans cette manifestation. Beaucoup d’associations dénoncent depuis longtemps l’explosion de la précarité sur le terrain : augmentation des demandes d’aide alimentaire, détresse psychologique, isolement, expulsions, endettement ou encore hausse du sans-abrisme.
Pour plusieurs militants associatifs présents, les politiques actuelles fragilisent toujours davantage les personnes déjà les plus vulnérables.
Dans les secteurs de la santé, de l’enseignement et du social, les témoignages recueillis parlaient aussi d’un épuisement profond. Burn-out, manque de personnel, perte de sens, surcharge administrative et fatigue générale revenaient constamment dans les discussions.
Mais malgré cette colère, l’ambiance est restée profondément humaine et solidaire durant toute la journée.
Entre chants, pancartes, prises de parole et discussions improvisées, beaucoup avaient le sentiment de participer à quelque chose qui dépasse la simple journée d’action syndicale.
Une mobilisation populaire.
Une mobilisation sociale.
Une mobilisation citoyenne.
Et peut-être surtout un signal envoyé au monde politique.
Car si 75.000 personnes ont pris les rues de Bruxelles ce 12 mai, beaucoup se demandent désormais jusqu’où pourrait grandir cette contestation si les inquiétudes sociales continuent de s’aggraver.
Une chose semblait en tout cas claire dans les rues de la capitale :
la colère sociale n’appartient plus uniquement aux syndicats.
Elle touche aujourd’hui une partie grandissante de la population.
Laurent Frémal
Balance ton short !
Au Tournai Ramdam Festival, le concours Balance ton short ! donne carte blanche aux créateurs pour réaliser, en deux minutes maximum, des courts-métrages sur des sujets qui dérangent. Radio Solidarité vous propose une interview pour découvrir l’esprit de ce concours engagé, qui encourage la créativité, la liberté d’expression et le cinéma comme outil de réflexion et de dialogue.
Dans les coulisses d’un festival qui tient debout grâce à ses bénévoles
Depuis seize ans, le Ramdam Festival – le festival du film qui dérange – grandit sans perdre son âme. Derrière les projections et les débats engagés, les bénévoles sont le cœur battant de l’événement. Miguel, bénévole depuis la toute première édition, partage avec Radio Solidarité son regard sur l’évolution du festival, l’esprit familial qui le caractérise et ces rencontres humaines qui donnent tout son sens au cinéma engagé.
Sirât,
Présenté dans le cadre du RamDam Festival, Sirât d’Oliver Laxe s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale d’un festival dédié aux films qui interrogent et bousculent les regards. Récompensé par le Prix du Jury au Festival de Cannes, ce long-métrage tourné dans le désert marocain propose une expérience de cinéma sensorielle et contemplative, loin des récits formatés.
Notre correspondant marocain Ahmed livre une analyse sensible de cette œuvre singulière, où l’image, le rythme et l’atmosphère prennent le pas sur la narration classique.
Gadjé : au RamDam Festival
Au RamDam Festival de Tournai, Radio Solidarité a rencontré Georges Vanev, réalisateur belgo-bulgare de Gadjé. Le film raconte l’amour d’été entre Niki et Nadé, jeune fille rom, jusqu’au moment où la pression familiale et le racisme “ordinaire” viennent écraser leur relation. Refusant les clichés, Vanev a fait le choix non négociable de tourner avec des acteurs roms, en collaboration avec l’association Arrété Youth à Sofia. Pour découvrir l’envers du décor et la parole du réalisateur, écoutez le podcast en ligne sur Radio Solidarité.
Un silence plus fort que les mots
Dimanche matin, à 9h00, le RamDam Festival de Tournai ouvre sa journée avec La voix de Hind Raja. La salle est comble, le silence s’installe immédiatement. Tout au long de la projection, les regards restent fixés à l’écran, les émotions sont visibles, les yeux rougis par les larmes.
Lorsque le générique débute, personne ne se lève. Aucun bruit. Quelques lampes de téléphones s’allument timidement dans l’obscurité, révélant des visages marqués. Les spectateurs quittent finalement la salle dans un silence solennel, comme pour prolonger ce moment suspendu. Un instant rare, où le cinéma devient un espace de recueillement et de mémoire.
Ciudad sin sueño :
À l’occasion du Ramdam Festival de Tournai, Radio Solidarité ouvre le débat autour du film Ciudad sin sueño, un récit bouleversant sur la vie des Roms en Europe. Entre pauvreté, liberté, discriminations et espoir de changement, ce podcast donne la parole à celles et ceux que l’on entend trop rarement.
Ramdam Festival à Tournai
Ramdam Festival à Tournai : le cinéma qui dérange
Radio Solidarité vous emmène au cœur du Ramdam Festival à la rencontre de Souad, membre du comité de programmation. Un échange passionnant sur un festival engagé qui questionne le monde, donne la parole aux marges et fait du cinéma un véritable outil de réflexion et de dialogue citoyen.
Fin de mois, fin de droits » – Vœux de rue 2026 avec Christine Mahy
Au cœur des échanges : les réformes du chômage, la fin des droits, le statut cohabitant, la défense des services publics et la nécessité de démonter le mythe de la méritocratie. Une parole ancrée dans le réel, portée par les luttes sociales, les alliances associatives et la solidarité.
Vœux de rue 2026 : quand la fin du mois devient une fin de droits
Fin de mois, fin de droits.
Lors des Vœux de rue 2026, Christine Mahy (RWLP) alerte sur les conséquences humaines des réformes du chômage, le statut cohabitant et l’affaiblissement des services publics. Un discours fort qui appelle à démonter le mythe de la méritocratie et à renforcer les alliances pour la justice sociale.
Droit à l’info : guichet humain ou écran mur ?
Et si le numérique, censé simplifier nos vies, devenait un obstacle à nos droits fondamentaux ?
Dans cet épisode de Viva les Droits, enregistré en direct à Namur, nous donnons la parole à des acteurs de terrain et à une témoin du vécu pour comprendre comment la fracture numérique impacte l’accès au logement, à l’emploi, à la santé et à l’information.
Entre disparition des guichets humains, complexité administrative en ligne, concentration des médias et montée des fake news, une question s’impose : le progrès technologique est-il encore au service de tous ?
Le Ramdam Festival de Tournai tire sa révérence
Après dix jours de projections, de débats et d’émotions fortes, le Ramdam Festival de Tournai a dévoilé un palmarès à la hauteur de son ADN : des films qui dérangent, questionnent et marquent durablement les esprits. Courts, longs-métrages, documentaires et fictions engagées ont une nouvelle fois prouvé que le cinéma peut être un puissant outil de réflexion et de dialogue. Radio Solidarité vous propose de revenir sur les temps forts du festival, ses coups de cœur et les œuvres à ne pas manquer.
Un Mic Une Cam au RamDam Festival
Balance ton short !
Au Tournai Ramdam Festival, le concours Balance ton short ! donne carte blanche aux créateurs pour réaliser, en deux minutes maximum, des courts-métrages sur des sujets qui dérangent. Radio Solidarité vous propose une interview pour découvrir l’esprit de ce concours engagé, qui encourage la créativité, la liberté d’expression et le cinéma comme outil de réflexion et de dialogue.
Soutenez Radio Solidarité !
Soutenez Radio Solidarité, la voix qui unit !
adio Solidarité est une radio libre, citoyenne et indépendante. Nous ne recevons aucun subside public, car nous tenons à préserver notre autonomie éditoriale et à rester proches de celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien.
Informer, éduquer, divertir et donner la parole à tous, c’est notre mission. Mais pour continuer à diffuser 24h/24, animer nos émissions, assurer la maintenance du matériel et couvrir les frais de fonctionnement, nous avons besoin de vous.
Chaque don, même modeste, nous aide à poursuivre cette belle aventure collective.
Vous pouvez faire un virement sur le compte de New Line Info asbl (VDK Banque) :
BE62 8940 0156 3461
Ensemble, faisons vivre la radio qui donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas ailleurs.
























