On vient tous de quelque part…
alors pourquoi certains devraient partir ?
Chaque fois qu’un migrant frappe à une frontière, le monde semble s’agiter. On sort les statistiques, les discours sécuritaires, les drapeaux. On parle de “crise”, d’”identité”, de “culture menacée”.
Mais si on prenait une minute pour regarder derrière nous ?
Une minute pour rappeler une vérité simple :
- L’humanité a toujours migré.
- Aucun peuple n’est resté figé sur sa “terre ancestrale” depuis la nuit des temps.
Ce mythe de l’origine immobile, “pure”, enracinée ? C’est une fable moderne, souvent dangereuse. Et il est temps de le démonter.
Non, personne n’est “d’ici depuis toujours”
On nous parle de racines. De tradition. De patrimoine.
Mais on oublie de dire que les racines, ça se déplace, ça pousse ailleurs, ça se greffe.
Les Hébreux ? Ils bougeaient déjà entre Égypte, Mésopotamie et Palestine il y a plus de 3 000 ans.
Les Roms ? Partis du nord de l’Inde il y a mille ans, ils ont traversé continents et siècles sous les insultes et les expulsions.
Les Gaulois ? Des Celtes venus d’Europe centrale.
La France ? Un patchwork de Romains, de Francs, d’Arabes, d’Italiens, d’Algériens, de Maliens, de Vietnamiens.
Et pendant ce temps-là, on entend encore :
“On est chez nous.”
Mais qui, franchement, est chez lui ici ? À part les pierres ?
L’Amérique ? Construite par les migrants. Tous.
Tu veux un scoop ? Les “vrais Américains”, ce sont les peuples autochtones. Les autres sont tous venus d’ailleurs :
-
Des Européens fuyant la misère.
-
Des Africains réduits en esclavage.
-
Des Latino-Américains fuyant la violence.
-
Des réfugiés politiques, économiques, climatiques.
Et dans cette terre de migrations, un certain Donald Trump, petit-fils d’un immigré allemand et fils d’une mère écossaise, a osé ériger un mur pour “protéger l’Amérique”.
Un homme 100 % issu de l’exil, devenu le symbole du repli.
Fascinant, non ?
Même les puissants viennent d’ailleurs
Tu veux parler d’identité nationale ? De religion enracinée ? De souveraineté millénaire ?
Très bien. Mais alors soyons honnêtes.
- Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, est le fils d’un historien juif né en Pologne. Toute sa famille a fui l’antisémitisme européen.
- Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran, fils d’un religieux d’origine azérie, né à Bakou. Donc non, même le chef de l’Iran n’a pas une “pureté iranienne”. Il vient du Caucase. Et alors ?
- Elvis Presley, idole américaine, avait une arrière-grand-mère rom. Tu crois que ça aurait été aussi bien vu si elle avait débarqué en 2024 avec une caravane ?
- Einstein, lui aussi migrant, fuyant les nazis, accueilli aux États-Unis. Sans exil, peut-être pas de relativité. Pas de prix Nobel. Pas de progrès.
Les exemples sont partout. Les migrations ont façonné nos vies. Nos pays. Nos musiques. Nos familles.
Alors pourquoi certains dérangent ?
Parce qu’ils viennent pauvres.
Parce qu’ils viennent noirs.
Parce qu’ils viennent musulmans.
Parce qu’ils n’ont pas les bons papiers.
Parce qu’ils nous rappellent, en silence, que nous aussi, on est venus de quelque part.
Et ça, ça dérange. Ça casse le décor. Ça dit que le “chez nous” est un peu plus flou qu’on ne veut bien l’admettre.
Tu viens d’où ? Tu vas où ?
La vraie question n’est pas d’où tu viens.
C’est où tu veux aller.
Et surtout : est-ce qu’on peut y aller ensemble ?
L’humanité n’est pas une série de cases fixes, de nations pures, de lignées propres.
C’est un grand voyage collectif, avec des détours, des naufrages, des mains tendues. Ou pas.
Alors arrêtons de juger ceux qui bougent.
Car bouger, c’est humain. C’est vivant. C’est parfois tout ce qu’il reste.
En vrai, on est tous des enfants de migrants
Peu importe le pays, la langue, la religion, les ancêtres :
Si on remonte assez loin, on vient tous d’ailleurs. Et souvent de très loin.
On ne défend pas l’humanité en dressant des murs.
On la défend en tendant la main à celles et ceux qui, aujourd’hui encore, marchent dans nos pas d’hier.
Laurent Frémal
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