On va les enfermer chez eux

par | Avr 29, 2026 | Nos Articles | 0 commentaires

30.000 vies menacées à Bruxelles

30.000 personnes. 30.000 vies suspendues

Elles sont environ 30.000 à dépendre de ce service.

Des personnes en fauteuil roulant.
Des personnes avec des handicaps lourds.
Des personnes pour qui chaque déplacement est déjà un défi.

Le minibus de la STIB, ce n’est pas un luxe.

C’est ce qui leur permet de rester debout dans une société qui, trop souvent, les oublie.

Une ville qui n’est déjà pas faite pour elles

Aujourd’hui, à Bruxelles, seuls 1 arrêt sur 5 est accessible.

Un chiffre froid.
Mais une réalité violente.

Ça veut dire quoi concrètement ?

Des détours interminables
Des obstacles partout
Une dépendance constante

Dans ce contexte, enlever le minibus, ce n’est pas “adapter” le service.
C’est retirer une béquille essentielle.

Demain : dépendre du privé… et espérer

La solution avancée ?
Remplacer progressivement ce service public par des taxis privés.

Mais sur le terrain, la réalité est déjà connue :

👉 des courses refusées
👉 des retards
👉 des personnes laissées sur le trottoir

Parce qu’un autre client rapporte plus.

Parce que le handicap ne rentre pas dans une logique de rentabilité.

Payer plus… pour avoir moins

Aujourd’hui : environ 2€ le trajet.

Demain ?
5€ ? 8€ ? 10€ ?

Pour beaucoup, ce n’est pas un détail.

C’est la différence entre pouvoir sortir… ou rester enfermé chez soi.

Tout ça pour… 0,1 %

Le chiffre est presque absurde.

  • 0,1 % du budget de la Région de Bruxelles-Capitale.

Un dixième de pourcent.

C’est ce qu’il faudrait pour maintenir et renouveler la flotte.

Alors la question est simple :

Est-ce vraiment une question d’argent…
Ou une question de choix ?

Gabriela : “On va nous effacer”

Derrière les chiffres, il y a des visages.

Gabriela Stanciu.
En fauteuil roulant.
Utilisatrice du service depuis 30 ans.

Elle raconte :

“Si on supprime ce service, on est coincés chez nous.
Les taxis privés m’ont déjà laissée sur le trottoir.
Où est l’inclusion ?”

Alors elle a décidé d’agir.

Elle a lancé une pétition.
Pas pour elle seulement.
Pour des milliers d’autres.

C’est tout ce qu’il manquedes signatures.

Sans ça ?

Le service disparaît.
Sans bruit.
Sans débat.
Dans l’indifférence.

Tu peux faire partie des 913

Tu n’as pas besoin d’être concerné directement pour agir.

Juste 30 secondes.

Signer ici :
https://democratie.brussels/initiatives/i-253

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À Radio Solidarité, on refuse de détourner le regard.

Parce que derrière chaque décision, il y a des vies.

Parce que derrière chaque silence, il y a une injustice.

Et parce qu’une société digne ne laisse personne sur le côté.

La vraie question

Ce n’est pas “combien ça coûte”.

C’est :

combien vaut la liberté de 30.000 personnes ?

Et surtout :

est-ce qu’on accepte de les abandonner ?

Laurent Frémal

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