Radio Gaza à Esperanzah!
quand la musique fait danser la mémoire et résonner l’espoir
Il y a des concerts que l’on regarde. D’autres que l’on écoute. Et puis il y a ceux que l’on vit. La prestation deRadio Gaza à Esperanzah! appartient sans aucun doute à cette troisième catégorie.
Dès les premières notes, quelque chose de particulier s’est installé devant la scène. Les regards se sont tournés vers les musiciens, les premiers sourires sont apparus et, très vite, le public s’est laissé porter par une musique à la fois douce, chaleureuse et entraînante. Les corps se mettent en mouvement presque naturellement. On danse, on chante, on ferme parfois les yeux pour simplement se laisser emporter.
À première vue, il pourrait s’agir d’un concert comme un autre. Pourtant, très rapidement, on comprend que Radio Gaza propose bien plus qu’une performance musicale. Le collectif raconte une histoire, celle d’une culture, d’un peuple et d’une identité qui continuent d’exister et de s’exprimer à travers l’art.
Une autre manière de parler de Gaza
Lorsque le nom de Gaza est évoqué dans les médias, il est souvent associé aux bombardements, aux destructions et aux drames humains. Cette réalité existe et ne peut être ignorée.
Mais derrière ces images se trouve également un territoire où vivent des artistes, des musiciens, des poètes, des familles, une jeunesse qui rêve et une culture plusieurs fois millénaire.
C’est précisément cette dimension que Radio Gaza met en lumière. Sans nier les souffrances, le collectif choisit de rappeler qu’un peuple ne se résume jamais à la guerre qu’il subit. Il possède une mémoire, des traditions, une créativité et une capacité à transmettre son histoire autrement que par les armes.
Leur musique devient alors une passerelle. Une invitation à découvrir une culture plutôt qu’à s’arrêter aux seuls titres de l’actualité.
Entre fête, émotion et partage
Ce qui frappe le plus pendant le concert, c’est l’équilibre entre les émotions.
À certains moments, les percussions donnent envie de danser. Quelques secondes plus tard, une mélodie plus douce ramène le public vers une forme de contemplation. Cette alternance crée une atmosphère très particulière où la fête n’efface jamais le message, mais où le message ne fait jamais disparaître la joie.
C’est peut-être cela qui nous a le plus touchés.
Parce que malgré le contexte auquel renvoie le nom du groupe, le concert n’est jamais enfermé dans la tristesse. Il célèbre aussi la vie, la musique, les rencontres et la richesse d’un patrimoine culturel qui continue de traverser les frontières.
Le public d’Esperanzah! l’a parfaitement compris. Devant la scène, toutes les générations étaient réunies. Certains dansaient, d’autres filmaient quelques instants, d’autres encore écoutaient simplement. Pendant près d’une heure, les différences semblaient s’effacer pour laisser place à une émotion collective.
Une prestation qui avait toute sa place à Esperanzah!
Depuis sa création, Esperanzah! défend l’idée que la culture est un formidable moyen de rapprocher les peuples.
Le festival ne se contente pas de programmer des artistes venus des quatre coins du monde. Il crée des rencontres, favorise les échanges et rappelle que la musique peut devenir un véritable langage universel.
Dans cet esprit, la présence de Radio Gaza prenait tout son sens.
Le groupe ne venait pas seulement présenter un répertoire musical. Il apportait avec lui une partie de la culture palestinienne, de ses rythmes, de ses influences et de son histoire. Une histoire racontée non pas par des discours, mais par les instruments, les voix et les émotions.
C’est cette approche qui rend leur prestation si particulière. Elle ne cherche pas à convaincre. Elle invite simplement le public à écouter, à ressentir et à découvrir.
La culture comme acte de résistance
L’histoire montre que, partout dans le monde, la musique accompagne les peuples dans les périodes les plus difficiles.
Elle permet de préserver une langue, des traditions, des chants et une mémoire collective. Elle rassemble lorsque tout semble diviser.
Radio Gaza s’inscrit pleinement dans cette démarche. Le collectif rappelle que créer, chanter et partager une culture est déjà une manière de refuser qu’elle disparaisse.
Cette résistance culturelle ne passe pas par la confrontation, mais par la transmission. Chaque concert devient un moment où une partie de cette culture voyage, rencontre d’autres publics et continue de vivre.
Le regard de Radio Solidarité
À Radio Solidarité, nous ne retiendrons pas uniquement les chansons entendues ce soir-là.
Nous retiendrons surtout cette ambiance si particulière, capable de faire cohabiter la douceur et l’énergie, la fête et la réflexion, l’émotion et l’espoir.
Nous retiendrons un public qui danse sans oublier pourquoi cette musique existe.
Nous retiendrons des artistes qui choisissent de faire vivre leur culture à travers la création plutôt qu’à travers les divisions.
Et nous retiendrons enfin cette évidence : la musique possède un pouvoir immense. Celui de franchir les frontières, de dépasser les langues et de rapprocher des personnes qui, quelques minutes auparavant, ne se connaissaient pas.
En quittant la scène d’Esperanzah!, Radio Gaza n’a pas seulement offert un concert. Le collectif a rappelé que derrière chaque territoire, derrière chaque conflit et derrière chaque peuple, il existe des femmes et des hommes qui continuent de créer, de chanter, de transmettre et d’espérer.
C’est sans doute là que réside la plus belle réussite de cette prestation : avoir permis, le temps d’un concert, de découvrir Gaza autrement.
Laurent Frémal
Namur : les étudiants prennent la rue
Ce mercredi 3 juin 2026, plusieurs centaines d’étudiants issus de différentes écoles namuroises se sont mobilisés devant le Parlement wallon pour défendre leur avenir et celui de l’enseignement. Soutenus par des enseignants, des parents, des syndicats et des collectifs citoyens engagés autour de Mars Attack, les jeunes ont multiplié les actions dans les rues de Namur afin d’inviter d’autres établissements à rejoindre le mouvement. Dans une ambiance déterminée mais pacifique, ils ont exprimé leurs inquiétudes face aux réformes en cours et leur volonté de rester mobilisés pour faire entendre leur voix. Une journée marquée par la solidarité et la conviction que l’éducation mérite d’être défendue collectivement.
Les Namurois répondent présents pour les Canamurois
Ce dimanche 24 mai, les quais de Namur avaient des airs de grande fête populaire.
Sous un soleil généreux, familles, enfants, bénévoles, associations et citoyens se sont retrouvés au bord de la Sambre pour participer au Canamurois, devenu au fil des années bien plus qu’une simple course de canards.
Belgique : la faim explose,
Gaza : pourquoi notre humanité s’arrête-t-elle aux frontières ?
Nous avons tous vu ces images.
Les images du kidnapping des membres de la flottille humanitaire en direction de Gaza.
Les images de militants arrêtés en pleine mer.
Les images d’humiliations assumées, revendiquées, presque célébrées par certains responsables israéliens.
Et notamment celles d’un ministre de la sécurité fanfaronnant devant les caméras, comme si la souffrance et l’humiliation étaient devenues un spectacle politique.
« NON » : les enseignant·e·s écrivent leur colère dans les rues de Namur
La « Révolution des craies » transforme les rues namuroises en espace d’expression citoyenne. À travers messages colorés, actions symboliques et mobilisations devant les écoles, les personnels de l’enseignement dénoncent les réformes en cours et défendent une école plus humaine, solidaire et accessible à toutes et tous. Un mouvement visible, pacifique et profondément humain qui interpelle bien au-delà du monde scolaire.
À Namur en Mai, Les Baudrières
Avec Les Baudrières, la compagnie L’Encordée a offert au public namurois un moment suspendu entre ciel, corps et émotions. Un spectacle aérien tout en lenteur, en écoute et en confiance, porté par trois femmes reliées par des cordes… mais surtout par un lien humain bouleversant.
À Namur en Mai, Air PULSE fait brûler le mythe du travail moderne
À Namur en Mai, Air PULSE de la Compagnie La Brüme a transformé le spectacle de feu en véritable miroir social. Entre sons industriels, flammes, musique live et interview de l’équipe, Radio Solidarité explore une création engagée qui questionne le travail, l’épuisement, la rentabilité et la place de l’humain dans nos vies.
« Loup où es-tu ? »
À Namur en Mai, les Royales Marionnettes revisitent le célèbre conte du Petit Chaperon rouge dans un spectacle à double lecture, entre marionnette traditionnelle, réflexion sociale et critique des peurs modernes. Avec « Loup où es-tu ? », le grand méchant loup devient le miroir inquiétant de notre époque.
Quand les arts de la rue deviennent un acte social
Les arts de la rue peuvent-ils encore rassembler, faire réfléchir et créer du lien social ? À Namur en Mai, la délégation québécoise venue présenter Combat, Caisse 606 et d’autres spectacles a prouvé que oui. Entre cirque contemporain, humour absurde, poésie visuelle et réflexion sociale, Radio Solidarité est parti à la rencontre d’artistes qui réinventent l’espace public des deux côtés de l’Atlantique.
Namur en Mai
Depuis trente ans, Namur en Mai transforme les rues namuroises en un immense chapiteau à ciel ouvert. À travers les témoignages d’Aurélien Tirtiaux et de Samuel Chapelle, Radio Solidarité revient sur l’histoire humaine, artistique et populaire d’un festival devenu un véritable symbole de résistance culturelle et de poésie urbaine.
Contactez-nous
Soutenez Radio Solidarité !
Soutenez Radio Solidarité, la voix qui unit !
adio Solidarité est une radio libre, citoyenne et indépendante. Nous ne recevons aucun subside public, car nous tenons à préserver notre autonomie éditoriale et à rester proches de celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien.
Informer, éduquer, divertir et donner la parole à tous, c’est notre mission. Mais pour continuer à diffuser 24h/24, animer nos émissions, assurer la maintenance du matériel et couvrir les frais de fonctionnement, nous avons besoin de vous.
Chaque don, même modeste, nous aide à poursuivre cette belle aventure collective.
Vous pouvez faire un virement sur le compte de New Line Info asbl (VDK Banque) :
BE62 8940 0156 3461
Ensemble, faisons vivre la radio qui donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas ailleurs.























