« NON » : les enseignant·e·s écrivent leur colère dans les rues de Namur

par | Mai 20, 2026 | Nos Articles | 0 commentaires

Depuis plusieurs jours, les trottoirs, les places publiques et les abords des écoles de la province de Namur se couvrent de mots, de couleurs et de messages écrits à la craie. Derrière cette mobilisation baptisée « Révolution des craies », ce sont des enseignant·e·s, éducateur·rice·s et personnels de l’enseignement qui veulent faire entendre leur inquiétude face aux réformes annoncées en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Une colère calme. Visible. Humaine.

À travers des phrases écrites au sol, des dessins colorés et des actions symboliques dans l’espace public, le mouvement transforme les rues en lieu de dialogue avec la population. Pas besoin de grandes scènes ni de longs discours : quelques mots suffisent parfois à résumer un malaise profond.

Une école qui fatigue… et des travailleurs qui craquent

Derrière les messages tracés à la craie, il y a une réalité que beaucoup connaissent déjà : classes surchargées, manque de moyens, fatigue du personnel, difficultés d’accompagnement des élèves et sentiment de ne plus être entendu par le pouvoir politique.

Pour beaucoup d’enseignant·e·s rencontrés sur le terrain, l’école traverse une période de tension importante. Et au-delà des revendications immédiates, c’est surtout une certaine vision de l’enseignement qui est défendue : celle d’une école publique accessible, humaine, solidaire et capable de réduire les inégalités sociales plutôt que de les accentuer.

Car pour celles et ceux mobilisés aujourd’hui, toucher à l’école, c’est toucher directement à l’avenir de la jeunesse.

Écrire au sol pour être enfin visibles

Le choix de la craie n’est pas anodin.

Simple, fragile, effaçable… mais impossible à ignorer lorsqu’elle recouvre les rues d’une ville entière.

Devant les écoles, sur les parkings, dans les quartiers ou sur les places publiques, les messages interpellent les passants :

  • « NON »
  • « Nos élèves méritent mieux »
  • « L’école n’est pas une entreprise »
  • « Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir »

Des mots parfois durs. Souvent émouvants. Toujours profondément humains.

Cette mobilisation rappelle aussi que l’espace public reste un lieu d’expression démocratique où la parole citoyenne peut encore exister autrement que derrière un écran.

Des actions visibles jusqu’au 27 mai

Plusieurs actions symboliques sont organisées à Namur dans les prochains jours, notamment autour de la gratuité scolaire, du dialogue avec les citoyens et de la défense d’une école plus égalitaire.

Mais au-delà des rassemblements officiels, ce sont surtout les centaines de petits messages laissés un peu partout qui marquent les esprits.

Une colère écrite à la craie.
Une colère qui peut s’effacer sous la pluie…
mais dont les questions, elles, resteront bien présentes.

Quand l’éducation devient un combat de société

Au fond, cette mobilisation dépasse largement le seul monde de l’enseignement.

Elle pose une question plus large : quelle société voulons-nous construire demain ?

Une société où l’éducation reste un droit fondamental accessible à toutes et tous ?
Ou une société où l’école manque progressivement des moyens nécessaires pour remplir sa mission ?

Dans les rues namuroises, les craies ont parlé.
Et le mot qui revient le plus souvent tient en trois lettres :

NON.

Laurent Frémal

Plus de 10 000 personnes dans les rues de Namur

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Plus de 10 000 personnes ont défilé ce 16 juin 2026 entre la gare de Namur et le Parlement wallon. À l’appel du front commun syndical et de nombreuses associations, la mobilisation a dénoncé les politiques d’austérité et défendu les services publics. Radio Solidarité était sur le terrain.

Nous étions partis avec de l’aide,

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Quelques heures après la grande manifestation pour la paix organisée à Bruxelles le 14 juin 2026, Radio Solidarité a rencontré Mo, membre belge de la Global Sumud Flotilla et d’origine palestinienne.

De retour d’une mission humanitaire à destination de Gaza, il revient face à notre caméra sur son arrestation, sa détention et les moments de peur qu’il affirme avoir vécus après l’interception de la flottille. Il raconte également pourquoi, malgré cette épreuve, il continue de croire qu’une paix juste reste possible.

Un témoignage fort qui permet de mieux comprendre ce que vivent celles et ceux qui choisissent de s’engager sur le terrain.

Breendonk

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Il y a un mois, Radio Solidarité accompagnait l’antenne namuroise de la Coalition du 8 Mai lors d’une visite mémorielle au Fort de Breendonk. À travers les témoignages des guides, les récits des résistants et la découverte de ce lieu emblématique de la répression nazie en Belgique, cette journée a rappelé une évidence : la mémoire n’est pas tournée vers le passé, elle est un outil essentiel pour défendre la démocratie et résister aux idéologies de haine qui menacent encore nos sociétés aujourd’hui.

Quand la jeunesse dit non

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Alors que la mobilisation étudiante se poursuit, une question se pose : assistons-nous à une simple contestation ou à l’émergence d’un mouvement qui marquera l’histoire ? Entre dialogue, démocratie et engagement citoyen, la jeunesse fait entendre sa voix. Et si les livres d’histoire retenaient un jour le nom de « Juin 26 » ?

Du conflit social à la crise institutionnelle :

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La contestation du décret-programme de la Fédération Wallonie-Bruxelles franchit une nouvelle étape. Après les mobilisations d’enseignants, d’étudiants et de syndicats, huit professeurs de droit constitutionnel dénoncent désormais le non-respect de règles parlementaires lors de l’adoption du texte. Au-delà du contenu de la réforme, le débat porte désormais sur le respect des procédures démocratiques, la place du dialogue et l’écoute des acteurs concernés. Une évolution qui transforme progressivement un conflit social en véritable question institutionnelle.

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