Halloween s’achève… mais les souvenirs demeurent
Walibi devient Ibilaw
Là où les contes prennent vie… et parfois tournent au cauchemar. »
Halloween touche à sa fin, les décorations s’éteignent peu à peu, mais certaines images restent gravées dans nos mémoires. Parmi elles, un spectacle nous a particulièrement marqués : « Bill : A Fairy Tale », présenté au cœur du parc Walibi Belgium, transformé pour l’occasion en un royaume d’ombre et de mystère baptisé Ibilaw.
Une histoire que personne n’aurait osé raconter
Il était une fois… un enfant nommé Bill, happé par un miroir maudit. Prisonnier de son reflet, il se retrouve condamné à errer dans un parc déserté où son innocence se dissout peu à peu. Ce qui fut un conte de fées devient une descente dans la folie : année après année, la peur et la rancune dévorent l’enfant pour ne laisser derrière lui qu’une ombre – celle du maître d’Ibilaw.
Dans ce spectacle, le spectateur n’est plus simple témoin. Il entre dans le monde de Bill, traverse ses souvenirs, ses cauchemars, ses cris étouffés. Jeux de lumière, musiques envoûtantes, acrobaties et chorégraphies puissantes se mêlent dans une mise en scène immersive signée Filipé Garcia.
En 25 minutes, tout s’enchaîne : la danse devient récit, la chanson devient émotion, et le parc tout entier se mue en théâtre vivant.
Une mise en scène signée Filipé Garcia
Notre équipe de Radio Solidarité avait déjà eu la chance de rencontrer Filipé Garcia lors du festival Namur en Mai, en mai dernier. Déjà à l’époque, nous avions été conquis par son univers : un savant mélange de danse, d’acrobatie, de musique et de poésie visuelle.
Avec « Bill : A Fairy Tale », il franchit un cap : tout est millimétré, des mouvements des artistes à la synchronisation des effets sonores. Le résultat ? Un spectacle à la fois oppressant et poétique, où chaque scène captive le public jusqu’à la dernière minute.
Et ce n’est qu’un début : Filipé Garcia prépare déjà un nouveau show intitulé « Pirates », qui sera présenté en février 2026 à La Sucrerie (Wavre). Une création prometteuse qui, une fois encore, mêlera performance, émotion et immersion totale.
Entre rêve et cauchemar
« Bill : A Fairy Tale » n’est pas qu’un spectacle : c’est une expérience sensorielle.
On y entre comme dans un rêve, on en ressort le cœur battant, les yeux encore pleins de lumière… et de peur.
Halloween se termine, mais Ibilaw restera dans les mémoires comme un lieu où l’imaginaire a pris le pouvoir, où les contes d’enfance se transforment en légendes d’effroi.
« De la lumière à l’ombre, de la danse à la peur… le monde de Filipé Garcia nous rappelle que l’art peut tout transformer — même nos cauchemars en beauté. »
Laurent Frémal
Crédit photo : Walibi Belgium
Les interventions américaines : démocratie promise, chaos hérité ?
Le Ramdam Festival de Tournai tire sa révérence
Après dix jours de projections, de débats et d’émotions fortes, le Ramdam Festival de Tournai a dévoilé un palmarès à la hauteur de son ADN : des films qui dérangent, questionnent et marquent durablement les esprits. Courts, longs-métrages, documentaires et fictions engagées ont une nouvelle fois prouvé que le cinéma peut être un puissant outil de réflexion et de dialogue. Radio Solidarité vous propose de revenir sur les temps forts du festival, ses coups de cœur et les œuvres à ne pas manquer.
Sirât,
Présenté dans le cadre du RamDam Festival, Sirât d’Oliver Laxe s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale d’un festival dédié aux films qui interrogent et bousculent les regards. Récompensé par le Prix du Jury au Festival de Cannes, ce long-métrage tourné dans le désert marocain propose une expérience de cinéma sensorielle et contemplative, loin des récits formatés.
Notre correspondant marocain Ahmed livre une analyse sensible de cette œuvre singulière, où l’image, le rythme et l’atmosphère prennent le pas sur la narration classique.
Un silence plus fort que les mots
Dimanche matin, à 9h00, le RamDam Festival de Tournai ouvre sa journée avec La voix de Hind Raja. La salle est comble, le silence s’installe immédiatement. Tout au long de la projection, les regards restent fixés à l’écran, les émotions sont visibles, les yeux rougis par les larmes.
Lorsque le générique débute, personne ne se lève. Aucun bruit. Quelques lampes de téléphones s’allument timidement dans l’obscurité, révélant des visages marqués. Les spectateurs quittent finalement la salle dans un silence solennel, comme pour prolonger ce moment suspendu. Un instant rare, où le cinéma devient un espace de recueillement et de mémoire.
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