On vous croit,
On vous croit, un film à écouter plus qu’à voir
FIFF JOUR 4
Parfois, le cinéma se fait silence. Il se fait écoute. Et c’est exactement ce que propose On vous croit, le film belge signé Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys, présenté en avant-première au 40ᵉ Festival International du Film Francophone de Namur.
Un décor minimaliste. Des visages. Des mots. Et surtout, des silences qui en disent long.
On vous croit n’est pas un film à grand spectacle, ni un drame tapageur. C’est une plongée dans le système judiciaire et dans les zones grises de la vérité, où la parole des victimes — souvent des enfants — se heurte à la lourdeur des procédures, à l’incrédulité parfois, et à la mécanique froide des institutions.
Un film à écouter
Le film se déroule presque entièrement dans des salles d’audition, des bureaux, des espaces confinés.
La caméra ne bouge presque pas : elle écoute.
Cette lenteur volontaire, que certains pourront trouver pesante, fait toute la force du récit. Elle nous oblige à ressentir la tension, la fatigue, le doute.
Les gros plans sur les visages deviennent alors des miroirs : on y voit la peur, la colère, parfois la lassitude. Ces expressions, captées dans le silence, donnent une puissance incroyable à cette violence psychologique ou invisible que le film met en lumière. Ici, chaque battement de cil, chaque soupir devient un cri étouffé.
C’est un film de parole et d’attention, une œuvre qui parle de ce que signifie croire quelqu’un — et du courage que cela demande, des deux côtés de la table.
Le miroir d’un système
Au-delà du drame individuel, On vous croit jette un regard lucide sur le fonctionnement de la justice, sur ses lenteurs, ses contradictions, et parfois son impuissance.
Entre l’écoute et la suspicion, entre la bienveillance et la froideur institutionnelle, le film explore la frontière fragile entre vérité et perception.
Les réalisateurs ne jugent pas : ils montrent, avec une sobriété presque documentaire, la complexité d’un monde où chaque mot devient une preuve, et chaque silence, une arme.
Un film nécessaire
Dans la salle, on sentait la tension du public, la retenue des applaudissements avant qu’ils n’éclatent. Car On vous croit ne laisse personne indifférent.
C’est un film lent, parfois déroutant, mais nécessaire.
Un film qui, à sa manière, donne la parole à ceux qu’on n’écoute pas assez, et qui rappelle que la justice n’est pas qu’une institution : c’est une rencontre humaine.
Laurent Frémal
À MUNICIPALIA
À la veille du Salon Municipalia, le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté prend la parole. Une parole forte, engagée, presque urgente.
Car derrière les mots, il y a des réalités.
Celles de familles qui comptent chaque euro.
Celles de personnes qui cherchent un toit sans jamais en trouver un stable.
Celles de vies suspendues à un bail, à une décision, à une expulsion.
La cour de récréation
Filmé au début des années 1990, le documentaire Récréations de Claire Simon montre la cour d’école comme une véritable société miniature. Alliances, exclusions, domination mais aussi solidarité et empathie : les enfants y expérimentent déjà les rapports de force qui structurent le monde adulte. À travers une lecture presque philosophique, ce regard sur l’enfance rappelle que la violence sociale comme le vivre-ensemble s’apprennent très tôt, dans ce premier théâtre de la vie qu’est la cour de récréation.
Plan froid extrême à Bruxelles
Le plan froid extrême à Bruxelles est partiellement prolongé. Sur les 132 places ouvertes cet hiver, 117 resteront accessibles jusqu’à fin avril, dont les 100 places du centre WTC4. Une décision saluée par les associations, qui rappellent toutefois que les besoins d’hébergement d’urgence restent élevés toute l’année.
Semaine du droit au logement
La semaine du droit au logement mobilise associations et citoyens partout en Belgique. Manifestations, balades urbaines et rencontres sont organisées à Liège, Nivelles, Charleroi, Dinant, Louvain-la-Neuve et Bruxelles pour dénoncer la crise du logement, la hausse des loyers et le manque de logements sociaux. Une mobilisation nationale rappelle que se loger dignement n’est pas un privilège, mais un droit fondamental pour toutes et tous.
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