On vient tous de quelque part…

par | Juin 18, 2025 | Nos Articles | 0 commentaires

alors pourquoi certains devraient partir ?

Chaque fois qu’un migrant frappe à une frontière, le monde semble s’agiter. On sort les statistiques, les discours sécuritaires, les drapeaux. On parle de “crise”, d’”identité”, de “culture menacée”.

Mais si on prenait une minute pour regarder derrière nous ?

Une minute pour rappeler une vérité simple :

  • L’humanité a toujours migré.
  • Aucun peuple n’est resté figé sur sa “terre ancestrale” depuis la nuit des temps.

Ce mythe de l’origine immobile, “pure”, enracinée ? C’est une fable moderne, souvent dangereuse. Et il est temps de le démonter.

Non, personne n’est “d’ici depuis toujours”

On nous parle de racines. De tradition. De patrimoine.
Mais on oublie de dire que les racines, ça se déplace, ça pousse ailleurs, ça se greffe.

Les Hébreux ? Ils bougeaient déjà entre Égypte, Mésopotamie et Palestine il y a plus de 3 000 ans.
Les Roms ? Partis du nord de l’Inde il y a mille ans, ils ont traversé continents et siècles sous les insultes et les expulsions.
Les Gaulois ? Des Celtes venus d’Europe centrale.
La France ? Un patchwork de Romains, de Francs, d’Arabes, d’Italiens, d’Algériens, de Maliens, de Vietnamiens.

Et pendant ce temps-là, on entend encore :

“On est chez nous.”
Mais qui, franchement, est chez lui ici ? À part les pierres ?

L’Amérique ? Construite par les migrants. Tous.

Tu veux un scoop ? Les “vrais Américains”, ce sont les peuples autochtones. Les autres sont tous venus d’ailleurs :

  • Des Européens fuyant la misère.

  • Des Africains réduits en esclavage.

  • Des Latino-Américains fuyant la violence.

  • Des réfugiés politiques, économiques, climatiques.

Et dans cette terre de migrations, un certain Donald Trump, petit-fils d’un immigré allemand et fils d’une mère écossaise, a osé ériger un mur pour “protéger l’Amérique”.
Un homme 100 % issu de l’exil, devenu le symbole du repli.
Fascinant, non ?

Même les puissants viennent d’ailleurs

Tu veux parler d’identité nationale ? De religion enracinée ? De souveraineté millénaire ?
Très bien. Mais alors soyons honnêtes.

  • Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, est le fils d’un historien juif né en Pologne. Toute sa famille a fui l’antisémitisme européen.
  • Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran, fils d’un religieux d’origine azérie, né à Bakou. Donc non, même le chef de l’Iran n’a pas une “pureté iranienne”. Il vient du Caucase. Et alors ?
  • Elvis Presley, idole américaine, avait une arrière-grand-mère rom. Tu crois que ça aurait été aussi bien vu si elle avait débarqué en 2024 avec une caravane ?
  • Einstein, lui aussi migrant, fuyant les nazis, accueilli aux États-Unis. Sans exil, peut-être pas de relativité. Pas de prix Nobel. Pas de progrès.

Les exemples sont partout. Les migrations ont façonné nos vies. Nos pays. Nos musiques. Nos familles.

Alors pourquoi certains dérangent ?

Parce qu’ils viennent pauvres.
Parce qu’ils viennent noirs.
Parce qu’ils viennent musulmans.
Parce qu’ils n’ont pas les bons papiers.
Parce qu’ils nous rappellent, en silence, que nous aussi, on est venus de quelque part.

Et ça, ça dérange. Ça casse le décor. Ça dit que le “chez nous” est un peu plus flou qu’on ne veut bien l’admettre.

Tu viens d’où ? Tu vas où ?

La vraie question n’est pas d’où tu viens.
C’est où tu veux aller.
Et surtout : est-ce qu’on peut y aller ensemble ?

L’humanité n’est pas une série de cases fixes, de nations pures, de lignées propres.
C’est un grand voyage collectif, avec des détours, des naufrages, des mains tendues. Ou pas.

Alors arrêtons de juger ceux qui bougent.
Car bouger, c’est humain. C’est vivant. C’est parfois tout ce qu’il reste.

En vrai, on est tous des enfants de migrants

Peu importe le pays, la langue, la religion, les ancêtres :
Si on remonte assez loin, on vient tous d’ailleurs. Et souvent de très loin.

On ne défend pas l’humanité en dressant des murs.
On la défend en tendant la main à celles et ceux qui, aujourd’hui encore, marchent dans nos pas d’hier.

Laurent Frémal

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Une décision discrète, un impact énorme : la disparition annoncée des minibus PMR à Bruxelles pourrait priver 30.000 personnes de leur liberté. Il manque 913 signatures pour éviter l’inacceptable.

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Avec Nelson et les sentinelles, François Ballestero signe un roman à la fois citoyen, social et stratégique. Face à la montée de l’extrême droite, son personnage ne répond pas par la panique, mais par une méthode : la sociodynamique.

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Ce 30 mars, notre équipe était présente à Bruxelles pour suivre la journée consacrée au Masterplan de lutte contre l’absence de chez-soi, porté par Bruss’help.

Pour Radio Solidarité, José et Luc, nos reporters, étaient sur place, micro en main, pour aller à la rencontre des acteurs du terrain, des responsables associatifs et des représentants politiques.

Une journée dense, marquée par une forte mobilisation, mais surtout par une réalité qui s’impose à tous : le sans-abrisme ne cesse de s’aggraver, et les réponses actuelles ne suffisent plus.

À MUNICIPALIA

À MUNICIPALIA

À la veille du Salon Municipalia, le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté prend la parole. Une parole forte, engagée, presque urgente.

Car derrière les mots, il y a des réalités.
Celles de familles qui comptent chaque euro.
Celles de personnes qui cherchent un toit sans jamais en trouver un stable.
Celles de vies suspendues à un bail, à une décision, à une expulsion.

La cour de récréation

La cour de récréation

Filmé au début des années 1990, le documentaire Récréations de Claire Simon montre la cour d’école comme une véritable société miniature. Alliances, exclusions, domination mais aussi solidarité et empathie : les enfants y expérimentent déjà les rapports de force qui structurent le monde adulte. À travers une lecture presque philosophique, ce regard sur l’enfance rappelle que la violence sociale comme le vivre-ensemble s’apprennent très tôt, dans ce premier théâtre de la vie qu’est la cour de récréation.

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Laurent
Author: Laurent

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