Huy rejoint la vague mondiale
de la Nage pour la Paix
Ce week-end des 30 et 31 mai, des milliers de personnes à travers le monde se sont mobilisées autour d’un même message : la paix.
À Huy, les membres du club Cool Huy ont répondu présents à l’appel de la « Nage pour la Paix dans le Monde », une initiative née en France mais devenue en quelques semaines un mouvement international réunissant 18 pays et plus de 70 clubs, associations et groupes liés aux activités aquatiques.
L’histoire commence simplement. Deux nageuses du groupe Nage Libre en Provence sont profondément touchées par le témoignage d’un nageur dont la famille vit dans une région en guerre. Sous les bombardements, ses proches subissent au quotidien les conséquences des conflits. Après une nage dédiée symboliquement à la paix, une idée germe : pourquoi ne pas étendre ce message à l’ensemble de la communauté aquatique ?
En quelques semaines, l’appel se répand à travers les réseaux de nageurs en eau libre, d’eau froide, de plongeurs et de pratiquants de paddle. Le succès dépasse rapidement toutes les attentes.
« Nous avons été un peu dépassés par les événements », reconnaît Marc Thievant, l’un des initiateurs du projet. « Nous avons lancé cela il y a à peine deux mois et nous nous retrouvons aujourd’hui avec des participants sur tous les continents. »
À Huy, l’initiative a trouvé un écho particulier grâce aux liens internationaux entretenus depuis des années par les nageurs du club Cool Huy. Sophie, nageuse en eau libre et participante à plusieurs compétitions internationales, explique que les nageurs du monde entier se connaissent, se rencontrent et partagent une même passion malgré leurs différences culturelles, linguistiques ou politiques.
« Devant l’eau, nous sommes tous pareils. Nous parlons le même langage », résume-t-elle.
Pour les participants, la nage devient alors un symbole puissant. L’eau ne connaît ni frontières ni nationalités. Elle rassemble plutôt qu’elle ne divise.
Henri Jean, présent pour Radio Solidarité, rappelle un constat qui a traversé toute la journée : partout où il pose la question, les citoyens se disent favorables à la paix. Pourtant, le monde semble toujours davantage marqué par les conflits.
La réponse apportée par les participants est simple : communiquer, rencontrer l’autre, apprendre à le connaître et développer l’esprit critique sont autant de chemins vers une société plus pacifique.
Les témoignages recueillis au bord de la Meuse illustrent cette diversité de réflexions :
« Si tu veux la paix, arrête de penser uniquement à toi, pense aux autres. »
« Si tu veux la paix, communique avec les autres, éduque tes enfants et entretiens les relations. »
« Si tous les enfants étaient poètes ou musiciens, nous vivrions dans un monde en paix. »
« Supportons les différences et gardons une vision ouverte du monde. »
Autant de messages différents mais porteurs d’une même aspiration : construire un monde où la solidarité l’emporte sur la peur et où le dialogue remplace la violence.
À Huy comme ailleurs, cette Nage pour la Paix n’avait ni couleur politique ni revendication partisane. Elle portait simplement une conviction : celle que les peuples peuvent se rencontrer, se comprendre et se respecter.
Et si la paix commençait simplement par cela : entrer ensemble dans la même eau ?
Laurent Frémal
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