édito 05 juin 2025
Pourquoi ?
Chaque vendredi, je vous propose un édito qui invite à la réflexion. Ensemble, nous prenons un moment pour regarder ce qui se passe dans le monde et essayer de mieux comprendre les grands sujets d’actualité.
L’idée n’est pas seulement de donner mon point de vue, mais aussi de vous faire réfléchir, de vous questionner, et surtout de vous permettre d’en parler autour de vous. Car réfléchir seul, c’est bien, mais réfléchir ensemble, c’est encore mieux.
Dans un esprit solidaire et ouvert, je vous présente chaque semaine un thème qui me touche ou qui fait débat. Ensuite, je développe pourquoi c’est important et ce que cela change pour nous tous, ici et ailleurs.
Alors, prenez un café ou un thé, installez-vous, et laissez-vous guider par cette réflexion du jeudi. Ensemble, faisons vivre la solidarité et le partage des idées.
Édito : Pourquoi ?
Un enfant de 12 ans, Fabian, est mort après avoir été percuté par une voiture de police alors qu’il circulait à trottinette dans le parc Élisabeth à Ganshoren. Selon les premiers éléments, il aurait tenté de fuir un contrôle policier. Une cérémonie d’adieu, sobre et émouvante, a rassemblé des proches et des habitants venus lui rendre hommage. La justice devra faire la lumière sur les circonstances et établir les responsabilités.
Mais au-delà de ce drame, une question me hante : pourquoi un enfant de 12 ans a-t-il fui devant la police?
Pourquoi cet uniforme, qui devrait incarner la sécurité et la protection, suscite-t-il la peur ? Pourquoi la méfiance est-elle devenue si forte que la fuite paraît plus sûre que le dialogue ?
Je ne veux pas accuser sans savoir. Les faits sont graves et ils sont impardonnables. Une vie a été perdue, et aucune explication ne rendra cette perte acceptable. Mais ce drame nous oblige à nous interroger : que se passe-t-il dans notre société pour qu’un enfant ressente un tel sentiment de peur ?
Ce n’est pas un cas isolé. Depuis quelque temps, j’entends de plus en plus de gens, jeunes ou moins jeunes, dire qu’ils n’ont plus confiance dans les forces de l’ordre. Cette peur est devenue une fracture. Quand la peur remplace le respect, c’est le vivre-ensemble qui vacille.
Qui fait encore confiance au système ? Qui peut affirmer, la main sur le cœur, que la police est toujours un symbole de paix et de sécurité pour tous ? Je sais bien que beaucoup d’agents font leur métier avec sérieux et humanité. Mais je ne peux m’empêcher de me demander : pourquoi cette défiance grandit-elle ?
Pourquoi un enfant de 12 ans a-t-il préféré fuir plutôt que de faire confiance ?
Pourquoi ce climat de peur, de tension, de rupture ?
Pourquoi cet uniforme, qui devrait rassurer, fait-il aujourd’hui peur à certains enfants ?
Ce drame doit nous faire réfléchir collectivement. Il faut repenser la place de la police dans nos quartiers, renforcer la confiance, rouvrir le dialogue. Écouter, comprendre, et reconstruire un lien de respect mutuel. Parce que tant que ces questions resteront sans réponse, tant que la peur sera plus forte que la confiance, nous risquons de voir d’autres tragédies.
Aujourd’hui, je pense à Fabian, à ses parents, à ses proches, à ses amis qui ont perdu un camarade, un frère, un enfant. Je pense aussi à tous ceux qui se sentent abandonnés, incompris, et qui voient la police non plus comme une protection mais comme une menace.
Ce drame nous appartient à tous. À nous de nous demander pourquoi. Et surtout, à nous de tout faire pour que cela ne se reproduise plus.
Laurent Frémal
Gaza : pourquoi notre humanité s’arrête-t-elle aux frontières ?
Nous avons tous vu ces images.
Les images du kidnapping des membres de la flottille humanitaire en direction de Gaza.
Les images de militants arrêtés en pleine mer.
Les images d’humiliations assumées, revendiquées, presque célébrées par certains responsables israéliens.
Et notamment celles d’un ministre de la sécurité fanfaronnant devant les caméras, comme si la souffrance et l’humiliation étaient devenues un spectacle politique.
Une solidarité qui craque de partout
Les besoins explosent, les dons diminuent et les bénévoles s’épuisent. Derrière chaque aide distribuée, une question grandit : combien de temps la solidarité pourra-t-elle encore tenir ?
Soutenez Radio Solidarité !
Soutenez Radio Solidarité, la voix qui unit !
adio Solidarité est une radio libre, citoyenne et indépendante. Nous ne recevons aucun subside public, car nous tenons à préserver notre autonomie éditoriale et à rester proches de celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien.
Informer, éduquer, divertir et donner la parole à tous, c’est notre mission. Mais pour continuer à diffuser 24h/24, animer nos émissions, assurer la maintenance du matériel et couvrir les frais de fonctionnement, nous avons besoin de vous.
Chaque don, même modeste, nous aide à poursuivre cette belle aventure collective.
Vous pouvez faire un virement sur le compte de New Line Info asbl (VDK Banque) :
BE62 8940 0156 3461
Ensemble, faisons vivre la radio qui donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas ailleurs.














