Esperanzah! : au Village des Possibles,
l’antifascisme se raconte, s’explique et se débat
Au-delà des scènes musicales, Esperanzah! reste fidèle à son identité de festival engagé. Au cœur de l’Abbaye de Floreffe, le Village des Possibles est devenu un lieu de rencontres où associations, syndicats, collectifs citoyens et militants échangent avec les festivaliers autour des grands enjeux de société.
C’est dans cet espace que Radio Solidarité a installé son studio mobile pour une émission spéciale consacrée à l’antifascisme, en compagnie de Nena et Léa, membres de la Coordination Antifasciste de Belgique (CABE) et du Front Antifasciste Bruxellois (FAB). Pendant plus d’une heure et demie, les échanges ont porté sur la montée de l’extrême droite, les mécanismes de banalisation de certains discours, mais aussi sur les moyens d’agir au quotidien.
Le Village des Possibles, un espace de dialogue
À Esperanzah!, le Village des Possibles n’est pas une simple zone associative. Il rassemble des dizaines d’organisations qui proposent conférences, débats, ateliers et animations autour de thèmes aussi variés que la justice sociale, l’écologie, les droits humains, le féminisme ou encore l’antiracisme.
L’objectif est clair : créer un espace où les festivaliers peuvent prendre le temps de discuter, poser des questions et découvrir des initiatives citoyennes.
Pour Radio Solidarité, cette démarche rejoint pleinement sa mission : donner la parole aux acteurs de terrain et permettre au public de mieux comprendre les réalités qui traversent notre société.
“Le fascisme est un processus”
Dès le début de l’émission, une idée revient régulièrement dans les réponses de Nena : selon elle, le fascisme ne surgit pas soudainement.
« Le fascisme est un processus. Ce n’est pas quelque chose qui arrive du jour au lendemain. »
Les deux militantes expliquent que, selon leur analyse, certaines idées deviennent progressivement acceptables dans le débat public jusqu’à modifier durablement les rapports sociaux et politiques.
Une réflexion qui a alimenté une longue discussion sur la manière dont les discours évoluent et sur le rôle que chacun peut jouer pour préserver les valeurs démocratiques.
Une coordination nationale
L’espace présent à Esperanzah! représentait la Coordination Antifasciste de Belgique, qui rassemble plusieurs fronts locaux actifs notamment à Bruxelles, en Wallonie et dans d’autres régions du pays.
Selon les intervenantes, cette coordination permet de mutualiser les moyens, de partager des informations et d’organiser des mobilisations lorsque des groupes d’extrême droite annoncent des rassemblements ou des événements publics.
Le message est celui de l’unité.
Pour elles, agir séparément ne suffit plus face à un phénomène qu’elles considèrent comme national et international.
Sensibiliser plutôt que convaincre
L’une des surprises de cette rencontre est sans doute la diversité des outils proposés sur le stand.
Les visiteurs découvrent notamment :
- un chamboule-tout mettant en scène plusieurs personnalités politiques ;
- une roue de débat intitulée « Facho ou Gaucho ? » ;
- un escape game retraçant plusieurs périodes de l’histoire du fascisme et de l’antifascisme ;
- une sélection d’ouvrages permettant d’approfondir le sujet ;
- des espaces de discussion accessibles à tous.
L’objectif n’est pas uniquement de distribuer des tracts, mais d’ouvrir le dialogue avec les festivaliers.
Comme l’expliquent les deux militantes, beaucoup de visiteurs viennent simplement poser des questions, comprendre le fonctionnement du mouvement ou chercher une manière de s’engager.
L’antifascisme au quotidien
Au fil de l’entretien, Léa et Nena rappellent que, selon elles, l’engagement antifasciste ne se résume pas aux manifestations.
Éducation permanente dans les écoles, organisation de débats, travail dans les quartiers, soutien logistique lors des mobilisations, rédaction de documents, communication ou simple participation aux discussions : chacun peut trouver une manière de contribuer selon ses disponibilités.
Toutes deux insistent également sur l’importance du travail collectif et des alliances entre associations, syndicats et mouvements citoyens.
Une émission pour comprendre
Comme à son habitude, Radio Solidarité a choisi de laisser une large place à la parole de ses invités.
Au-delà des positions défendues par les intervenantes, cette émission avait avant tout pour objectif de permettre aux auditeurs de comprendre comment s’organisent aujourd’hui les mouvements antifascistes en Belgique, quelles sont leurs analyses et quelles actions ils mettent en place sur le terrain.
Dans un contexte européen marqué par la progression de plusieurs formations d’extrême droite, le Village des Possibles offre un espace où les débats restent ouverts, où les convictions s’expriment et où les citoyens peuvent confronter leurs points de vue.
À Esperanzah!, la musique rassemble les publics. Mais entre deux concerts, ce sont parfois les échanges qui donnent le plus à réfléchir. Et c’est précisément cette diversité des voix que Radio Solidarité est venue faire entendre.
Laurent Fremal
Réfugiés climatiques
Les incendies, les canicules et les sécheresses forcent déjà des milliers de personnes à quitter leur domicile. Accueillies dans des centres d’hébergement d’urgence, elles incarnent une réalité de plus en plus visible : les déplacements liés au dérèglement climatique. Le statut de « réfugié climatique » n’est pas encore pleinement reconnu par le droit international, mais les conséquences humaines du réchauffement, elles, sont déjà bien réelles.
À Pairi Daiza, deux petites vies portent désormais un prénom…
À Pairi Daiza, les deux jeunes singes dorés nés ce printemps portent désormais les prénoms Zhenzhen et Xi Le. Une cérémonie inspirée d’une tradition chinoise qui célèbre bien plus que deux naissances : elle symbolise l’espoir pour l’une des espèces de primates les plus rares au monde.
Chantal Goya à LaSemo
À 84 ans, Chantal Goya a fait revivre les souvenirs d’enfance de plusieurs générations réunies à LaSemo. Sous une chaleur intense, quelques notes ont suffi pour que Bécassine, Pandi-Panda, Guignol et le Chat Botté réveillent des paroles que l’on croyait oubliées. Un concert simple, intergénérationnel et rempli d’émotion, où la magie a laissé toute sa place à l’imagination.
LaSemo
Au cœur de LaSemo, il existe un endroit où le temps semble ralentir. Loin des scènes et de l’effervescence du festival, l’Espace Zen invite les festivaliers à faire une pause, respirer, se reconnecter à la nature et à eux-mêmes. Une autre façon de vivre LaSemo, fidèle à ses valeurs humaines et engagées.
Contactez-nous
Soutenez Radio Solidarité !
Soutenez Radio Solidarité, la voix qui unit !
adio Solidarité est une radio libre, citoyenne et indépendante. Nous ne recevons aucun subside public, car nous tenons à préserver notre autonomie éditoriale et à rester proches de celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien.
Informer, éduquer, divertir et donner la parole à tous, c’est notre mission. Mais pour continuer à diffuser 24h/24, animer nos émissions, assurer la maintenance du matériel et couvrir les frais de fonctionnement, nous avons besoin de vous.
Chaque don, même modeste, nous aide à poursuivre cette belle aventure collective.
Vous pouvez faire un virement sur le compte de New Line Info asbl (VDK Banque) :
BE62 8940 0156 3461
Ensemble, faisons vivre la radio qui donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas ailleurs.
















