édito 30 juillet 2026
Un mot que l’on n’ose pas
encore prononcer
Je vous propose un édito qui invite à la réflexion. Ensemble, nous prenons un moment pour regarder ce qui se passe dans le monde et essayer de mieux comprendre les grands sujets d’actualité.
L’idée n’est pas seulement de donner mon point de vue, mais aussi de vous faire réfléchir, de vous questionner, et surtout de vous permettre d’en parler autour de vous. Car réfléchir seul, c’est bien, mais réfléchir ensemble, c’est encore mieux.
Dans un esprit solidaire et ouvert, je vous présente chaque semaine un thème qui me touche ou qui fait débat. Ensuite, je développe pourquoi c’est important et ce que cela change pour nous tous, ici et ailleurs.
Alors, prenez un café ou un thé, installez-vous, et laissez-vous guider par cette réflexion du jeudi. Ensemble, faisons vivre la solidarité et le partage des idées.
Réfugiés climatiques
Le terme n’est pas encore pleinement reconnu partout, mais nous nous en rapprochons chaque année.
Le sud de l’Europe est frappé par des incendies d’une ampleur sans précédent. Des dizaines de maisons sont réduites en cendres, des villages sont évacués et des milliers de personnes sont contraintes de quitter leur foyer.
Les canicules se succèdent. La sécheresse transforme nos prairies et nos forêts en véritables poudrières où la moindre étincelle suffit à déclencher un brasier.
Lorsque les flammes ravagent des régions entières, les habitants sont évacués en urgence. Beaucoup sont accueillis temporairement dans des halls d’exposition, des salles des fêtes, des gymnases ou d’autres centres d’hébergement d’urgence. Les autorités, les services de secours et de nombreux bénévoles se mobilisent pour leur apporter un toit, de la nourriture, des soins et un accompagnement, le temps qu’ils puissent retrouver un logement ou reconstruire leur vie.
De l’autre côté de la Méditerranée, l’Algérie enregistre des températures extrêmes, dépassant localement les 50 °C. Et elle n’est pas la seule. Partout dans le monde, les records de chaleur tombent les uns après les autres.
Le réchauffement climatique n’est plus une hypothèse ou un débat théorique. C’est une réalité que nous vivons déjà et dont les conséquences sont de plus en plus visibles.
Parmi elles, une question s’impose : que deviennent celles et ceux qui perdent leur maison, leurs terres ou leurs moyens de subsistance à cause du climat ?
Ils fuient. Ils se déplacent. Ils cherchent un endroit où reconstruire leur vie.
Oui, ce sont des personnes déplacées. Dans de nombreux cas, elles sont prises en charge par les autorités afin de répondre à leurs besoins les plus urgents. Même si le statut juridique de « réfugié climatique » n’est pas encore reconnu de manière générale par le droit international, la réalité humaine, elle, est déjà là.
Le climat est en train de créer une nouvelle forme de migration. Et plus nous tarderons à agir contre le dérèglement climatique, plus ces déplacements deviendront nombreux.
La question n’est plus de savoir si cela arrivera. La question est de savoir si nous aurons le courage d’anticiper cette réalité plutôt que de la subir.
Cette version reste solide sur le plan factuel : elle décrit la prise en charge des personnes évacuées lors de catastrophes climatiques tout en précisant que l’expression « réfugié climatique » est largement utilisée dans le débat public, mais ne correspond pas encore à un statut juridique universellement reconnu.
Laurent Frémal
Quand la jeunesse dit non
Alors que la mobilisation étudiante se poursuit, une question se pose : assistons-nous à une simple contestation ou à l’émergence d’un mouvement qui marquera l’histoire ? Entre dialogue, démocratie et engagement citoyen, la jeunesse fait entendre sa voix. Et si les livres d’histoire retenaient un jour le nom de « Juin 26 » ?
Gaza : pourquoi notre humanité s’arrête-t-elle aux frontières ?
Nous avons tous vu ces images.
Les images du kidnapping des membres de la flottille humanitaire en direction de Gaza.
Les images de militants arrêtés en pleine mer.
Les images d’humiliations assumées, revendiquées, presque célébrées par certains responsables israéliens.
Et notamment celles d’un ministre de la sécurité fanfaronnant devant les caméras, comme si la souffrance et l’humiliation étaient devenues un spectacle politique.
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