50 ans de CPAS :

par | Juil 8, 2026 | Nos Podcasts | 0 commentaires

de l’aide sociale à l’abandon social ? Une émission pour comprendre les défis d’aujourd’hui

Le 8 juillet 1976, la Belgique se dotait d’une loi ambitieuse : celle créant les Centres publics d’action sociale (CPAS). Son objectif était clair :garantir à chaque personne le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine.

Cinquante ans plus tard, cette ambition est-elle toujours une réalité ?

C’est la question au cœur de cette émission spéciale réalisée parRadio Solidarité, en collaboration avec leRéseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP).

Autour de la table, présidents de CPAS, directeurs de l’action sociale, travailleurs de terrain et représentants des réseaux de lutte contre la pauvreté dressent un constat lucide : les CPAS sont aujourd’hui confrontés à une pression sans précédent.

« Les CPAS ne fabriquent pas la pauvreté. S’ils existent, c’est parce que notre société n’a pas réussi à la combattre. »

Cette phrase résume l’esprit de l’émission. Les intervenants rappellent que les CPAS ne sont pas responsables de l’augmentation de la précarité, mais qu’ils en subissent chaque jour les conséquences. L’exclusion de milliers de personnes du chômage, la hausse du coût de la vie, les difficultés d’accès au logement, aux soins de santé ou à l’emploi viennent renforcer une institution déjà fortement sollicitée.

Pour Christine Mahy, secrétaire générale du RWLP, le rôle des CPAS ne devrait pas être de gérer toujours plus de pauvreté, mais de permettre aux personnes derebondir et de sortir durablement de la précarité. Or, les moyens manquent et les travailleurs sociaux voient leur mission évoluer sous l’effet de réformes successives.

« Aujourd’hui, le travail ne garantit même plus de sortir de la pauvreté. »

Tout au long de cette rencontre, les invités décrivent une réalité complexe. Les assistants sociaux doivent accompagner des personnes confrontées à des difficultés multiples : perte d’emploi, problèmes de santé, isolement, endettement ou encore souffrance psychologique. Ils doivent aussi composer avec des procédures administratives toujours plus lourdes et des décisions politiques prises parfois loin des réalités du terrain.

Les échanges mettent également en lumière les différences qui peuvent exister d’un CPAS à l’autre, les contraintes budgétaires des communes et les conséquences très concrètes des réductions de certains financements. Derrière chaque dossier se trouvent des parcours de vie, des familles et des personnes qui cherchent simplement à retrouver une existence digne.

« Les politiques publiques produisent parfois de la pauvreté, et les CPAS doivent ensuite en gérer les conséquences. »

Au-delà des constats, cette émission donne surtout la parole à celles et ceux qui vivent ces réalités au quotidien. Les intervenants défendent un travail social fondé sur l’écoute, l’accompagnement et le respect des personnes, tout en alertant sur les risques d’une société où les institutions seraient réduites à des missions de contrôle plutôt que de soutien.

Enfin, tous rappellent une évidence : derrière les chiffres, les budgets et les réformes, il y a des femmes, des hommes, des enfants et des travailleurs sociaux qui tentent chaque jour de construire des solutions.

Cette émission spéciale n’a pas pour objectif de désigner des coupables. Elle invite à comprendre, à écouter et à réfléchir collectivement à l’avenir de notre modèle social.

Cinquante ans après leur création, les CPAS restent un pilier essentiel de la solidarité. Mais une question demeure : voulons-nous leur donner les moyens d’accomplir pleinement leur mission de garantir à chacun une vie conforme à la dignité humaine ?

Article : Laurent Fremal

Sirât,

Sirât,

Présenté dans le cadre du RamDam Festival, Sirât d’Oliver Laxe s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale d’un festival dédié aux films qui interrogent et bousculent les regards. Récompensé par le Prix du Jury au Festival de Cannes, ce long-métrage tourné dans le désert marocain propose une expérience de cinéma sensorielle et contemplative, loin des récits formatés.
Notre correspondant marocain Ahmed livre une analyse sensible de cette œuvre singulière, où l’image, le rythme et l’atmosphère prennent le pas sur la narration classique.

Gadjé : au RamDam Festival

Gadjé : au RamDam Festival

Au RamDam Festival de Tournai, Radio Solidarité a rencontré Georges Vanev, réalisateur belgo-bulgare de Gadjé. Le film raconte l’amour d’été entre Niki et Nadé, jeune fille rom, jusqu’au moment où la pression familiale et le racisme “ordinaire” viennent écraser leur relation. Refusant les clichés, Vanev a fait le choix non négociable de tourner avec des acteurs roms, en collaboration avec l’association Arrété Youth à Sofia. Pour découvrir l’envers du décor et la parole du réalisateur, écoutez le podcast en ligne sur Radio Solidarité.

Un silence plus fort que les mots

Un silence plus fort que les mots

Dimanche matin, à 9h00, le RamDam Festival de Tournai ouvre sa journée avec La voix de Hind Raja. La salle est comble, le silence s’installe immédiatement. Tout au long de la projection, les regards restent fixés à l’écran, les émotions sont visibles, les yeux rougis par les larmes.

Lorsque le générique débute, personne ne se lève. Aucun bruit. Quelques lampes de téléphones s’allument timidement dans l’obscurité, révélant des visages marqués. Les spectateurs quittent finalement la salle dans un silence solennel, comme pour prolonger ce moment suspendu. Un instant rare, où le cinéma devient un espace de recueillement et de mémoire.

Ciudad sin sueño :

Ciudad sin sueño :

À l’occasion du Ramdam Festival de Tournai, Radio Solidarité ouvre le débat autour du film Ciudad sin sueño, un récit bouleversant sur la vie des Roms en Europe. Entre pauvreté, liberté, discriminations et espoir de changement, ce podcast donne la parole à celles et ceux que l’on entend trop rarement.

Ramdam Festival à Tournai

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Ramdam Festival à Tournai : le cinéma qui dérange
Radio Solidarité vous emmène au cœur du Ramdam Festival à la rencontre de Souad, membre du comité de programmation. Un échange passionnant sur un festival engagé qui questionne le monde, donne la parole aux marges et fait du cinéma un véritable outil de réflexion et de dialogue citoyen.

RamDam Festival Tournai :

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Radio Solidarité au Ramdam Festival
Jusqu’au 26 janvier, Radio Solidarité se mobilise pour vous faire vivre le festival du film qui dérange. Déjà présents en amont pour découvrir les pépites de la programmation, nous vous proposerons des chroniques courtes, des reportages audio, des rencontres engagées et des regards croisés, notamment autour de Balance ton short, du CMGV et d’un film marquant sur les réalités roms. Une invitation à réfléchir… et à rejoindre Tournai.

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Author: Laurent

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