édito 31 octobre 2025

Le peuple gronde, le gouvernement fait la sourde oreille

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Chaque semaine, je vous propose un édito qui invite à la réflexion. Ensemble, nous prenons un moment pour regarder ce qui se passe dans le monde et essayer de mieux comprendre les grands sujets d’actualité.

L’idée n’est pas seulement de donner mon point de vue, mais aussi de vous faire réfléchir, de vous questionner, et surtout de vous permettre d’en parler autour de vous. Car réfléchir seul, c’est bien, mais réfléchir ensemble, c’est encore mieux.

Dans un esprit solidaire et ouvert, je vous présente chaque semaine un thème qui me touche ou qui fait débat. Ensuite, je développe pourquoi c’est important et ce que cela change pour nous tous, ici et ailleurs.

Alors, prenez un café ou un thé, installez-vous, et laissez-vous guider par cette réflexion du jeudi. Ensemble, faisons vivre la solidarité et le partage des idées.

Le peuple gronde, le gouvernement fait la sourde oreille

par | 31 Oct 25 | Edito

La rue a parlé. Et quand des dizaines de milliers de voix se lèvent, quand la colère se transforme en cortège, quand les syndicats et les associations annoncent la mobilisation, on ne peut plus prétendre ne pas entendre. 140 000 personnes ont défilé à Bruxelles pour dénoncer un projet de société qui sacrifie les services publics et les protections collectives. 

Ce n’est pas un simple désaccord de façade : c’est un cri. Un cri qui dit que la politique menée aujourd’hui creuse les fractures sociales au lieu de les colmater, qui dit que l’écoute — cet outil élémentaire de la démocratie — a été abandonnée au profit du calcul et de la survie ministérielle. Les organisations syndicales ont tiré la sonnette d’alarme ; elles appellent à des actions d’ampleur, y compris des grèves de plusieurs jours, pour faire plier un discours budgétaire aveugle aux réalités humaines.

Un gouvernement digne de ce nom n’a pas pour première mission de préserver sa propre stabilité politique à tout prix. Sa mission première est d’améliorer la vie des gens : garantir des soins, des pensions décentes, des transports qui fonctionnent, une éducation accessible, une sécurité sociale qui protège. Quand l’équation budgétaire devient une mathématique qui exclut les plus fragiles, la légitimité politique est mise à l’épreuve. Devant ce constat, partir peut être un acte de responsabilité — non pas pour fuir ses responsabilités, mais pour refuser d’être complice d’un projet qui piétine la justice sociale.

Dire qu’un parti qui choisit de se retirer « sera un héros » n’est pas une apologie du chaos. C’est reconnaître le courage politique de celles et ceux qui placent l’intérêt général au-dessus des jeux d’appareils. Le courage politique, c’est parfois renoncer au confort d’un fauteuil plutôt que de sacrifier l’avenir commun. Et c’est à la société civile — syndicats, associations, citoyen·ne·s — d’accueillir ce geste avec exigence : soutien, mobilisation civique, mais aussi exigence de propositions concrètes et constructives.

Les prochaines semaines seront un test pour la démocratie : mobilisation dans la rue, débats publics, grèves et pressions légitimes pour remettre l’humain au centre. Aux dirigeant·e·s, nous demandons d’ouvrir les oreilles et les bras — de revenir à la table avec des solutions qui préservent les services publics, qui taxent équitablement, qui luttent contre les inégalités — et non de renforcer la division. Aux citoyen·ne·s : restez mobilisé·e·s, organisez-vous, signez, parlez autour de vous, participez aux actions pacifiques. La démocratie se nourrit d’exigence, pas de rancœur aveugle.

Si l’histoire doit retenir des noms, qu’elle retienne ceux et celles qui, face à la souffrance collective, ont choisi la responsabilité plutôt que le confort — et qu’elle retienne aussi une génération citoyenne qui aura su transformer la colère en projet. Parce qu’un gouvernement n’est pas un coffre-fort à protéger : c’est un contrat avec le peuple. Quand ce contrat est rompu, il faut savoir écouter, réparer — ou partir.

Laurent Frémal
Radio Solidarité / Solidarité Records

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Author: Laurent

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