édito 12 août 2025
Protéger les voix libres, c’est protéger la démocratie.
Chaque semaine, je vous propose un édito qui invite à la réflexion. Ensemble, nous prenons un moment pour regarder ce qui se passe dans le monde et essayer de mieux comprendre les grands sujets d’actualité.
L’idée n’est pas seulement de donner mon point de vue, mais aussi de vous faire réfléchir, de vous questionner, et surtout de vous permettre d’en parler autour de vous. Car réfléchir seul, c’est bien, mais réfléchir ensemble, c’est encore mieux.
Dans un esprit solidaire et ouvert, je vous présente chaque semaine un thème qui me touche ou qui fait débat. Ensuite, je développe pourquoi c’est important et ce que cela change pour nous tous, ici et ailleurs.
Alors, prenez un café ou un thé, installez-vous, et laissez-vous guider par cette réflexion du jeudi. Ensemble, faisons vivre la solidarité et le partage des idées.
La Liberté de la Presse, à Deux Vitesses
Aujourd’hui, je prends ma plume… mais elle est lourde. Lourde de tristesse, lourde de colère, lourde d’inquiétude.
À Gaza, cinq journalistes viennent d’être tués par l’entité sioniste. Cinq voix qui ne raconteront plus la vérité des rues bombardées, cinq regards qui ne témoigneront plus du quotidien des civils pris au piège.
Et ce silence imposé n’est pas un accident : c’est une stratégie. Faire taire ceux qui racontent ce que d’autres voudraient cacher.
En Belgique, un président de parti a menacé physiquement un journaliste par téléphone. Oui, chez nous aussi, l’intimidation directe existe, et elle vise ceux qui osent poser les questions qui dérangent.
Aux États-Unis, Donald Trump, humilie publiquement une journaliste devant les caméras. Une scène choquante, mais presque banalisée dans un pays où la presse est depuis longtemps attaquée par les plus hauts responsables.
Et ce qui me frappe, ce n’est pas seulement la violence de ces actes, mais l’hypocrisie des réactions.
Quand c’est la Russie qui s’attaque aux journalistes, on condamne, on crie, on parle de liberté de la presse et de démocratie.
Mais quand c’est Israël, les États-Unis, ou même des figures politiques bien de chez nous… le silence règne. Silence des institutions, silence des gouvernements, silence complice des médias dominants.
Pendant ce temps, dans bien des pays, la presse se concentre entre les mains d’une poignée de milliardaires, souvent de droite, parfois très à droite. En France, la situation est alarmante : quelques magnats contrôlent l’essentiel des journaux, des radios et des chaînes de télévision. Résultat : l’information devient un produit, et la vérité… une variable d’ajustement.
Alors oui, aujourd’hui, je suis inquiet. Parce qu’une société qui laisse ses journalistes se faire réduire au silence est une société qui abdique face au mensonge.
Et je suis en colère. Parce que protéger la liberté d’informer, ce n’est pas un luxe, ce n’est pas une option : c’est le socle même de la démocratie.
Chez Radio Solidarité, nous ne prétendons pas tout savoir. Mais nous faisons un choix clair : celui de donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas, de relayer les voix que l’on veut étouffer, de dire tout haut ce que beaucoup n’osent plus dire.
Parce que sans journalistes libres, il ne reste que la propagande des puissants.
Et ça, ici, nous ne l’accepterons jamais.
Laurent Frémal
Du bon côté de l’Histoire
Les guerres s’étendent, les tensions montent et chaque pays doit choisir. Soutenir, condamner ou se taire : aucune position n’est neutre. Entre pressions économiques et responsabilités humaines, l’Histoire retiendra surtout nos silences. Car demain, ce ne seront pas les marchés qui jugeront, mais les générations suivantes. Nos enfants nous demanderont de quel côté nous étions.
Les invisibles de nos rues
Dans nos villes, les personnes sans-abri sont devenues une présence quotidienne. Derrière chaque silhouette assise sur un trottoir, il y a une histoire, une vie, des épreuves. Face à cette réalité, une question s’impose : comment une société aussi riche peut-elle encore laisser des êtres humains dormir dans la rue ? Il est temps de se remettre en question et de repenser notre modèle pour construire un monde plus juste, fondé sur la solidarité et le vivre-ensemble.
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Ensemble, faisons vivre la radio qui donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas ailleurs.














