édito 02 juillet 2025
Canicule
Chaque semaine, je vous propose un édito qui invite à la réflexion. Ensemble, nous prenons un moment pour regarder ce qui se passe dans le monde et essayer de mieux comprendre les grands sujets d’actualité.
L’idée n’est pas seulement de donner mon point de vue, mais aussi de vous faire réfléchir, de vous questionner, et surtout de vous permettre d’en parler autour de vous. Car réfléchir seul, c’est bien, mais réfléchir ensemble, c’est encore mieux.
Dans un esprit solidaire et ouvert, je vous présente chaque semaine un thème qui me touche ou qui fait débat. Ensuite, je développe pourquoi c’est important et ce que cela change pour nous tous, ici et ailleurs.
Alors, prenez un café ou un thé, installez-vous, et laissez-vous guider par cette réflexion du jeudi. Ensemble, faisons vivre la solidarité et le partage des idées.
Canicule : quand la chaleur écrase, la solidarité doit se lever
Chaque année, on nous dit que l’été sera plus chaud. Chaque année, c’est vrai. Et chaque année, des gens souffrent en silence.
On parle de “canicule” à la télé, à la radio, dans les journaux. Mais ce mot, un peu froid, un peu technique, cache une réalité bien plus dure. Quand il fait 35, 36, 38 degrés… ce n’est plus seulement désagréable. C’est dangereux.
Pas pour tout le monde de la même façon.
Quand on a un appartement frais, une voiture climatisée, un boulot de bureau, ça passe. On râle, on sue, mais on s’en sort.
Mais quand on vit à la rue ?
Quand on est vieux et seul dans un petit studio sous les toits ?
Quand on travaille dehors avec un gilet orange ?
Quand on n’a pas les moyens d’acheter un ventilateur ou de payer l’électricité ?
Là, ce n’est plus une vague de chaleur. C’est un risque. Un danger. Une peur.
Et ce qui fait mal, ce n’est pas seulement le soleil. C’est l’indifférence.
La chaleur écrase, mais c’est le silence qui tue
Il y a des personnes qu’on oublie. Elles n’ont pas les bons mots, pas les bons papiers, pas de famille, pas de réseau. Alors elles souffrent, seules. Et parfois, elles tombent. Et parfois, elles ne se relèvent pas.
La chaleur ne choisit pas ses victimes. Mais la société, si.
Et souvent, ce sont les plus fragiles qui paient le prix fort.
On n’a pas besoin d’être un héros pour être utile
Chez Radio Solidarité, on ne fait pas de grandes leçons. On n’a pas de pouvoirs magiques. Mais on croit en une chose : les petites choses comptent.
Donner une bouteille d’eau à quelqu’un dans la rue. Appeler sa voisine de 85 ans juste pour demander : « Ça va ? Vous avez bu de l’eau aujourd’hui ? »
Ouvrir un lieu, un local, une salle pour que des gens puissent respirer un peu.
Faire passer un message. Donner une info utile. Prévenir.
Ça, c’est de la solidarité. Et ça sauve des vies.
Notre micro, c’est votre voix
À Radio Solidarité, on ne se contente pas de diffuser de la musique ou des infos. On veut faire lien. On veut donner la parole. On veut rester humains.
Alors cet été, pendant que le bitume fond et que les esprits s’échauffent, on reste à l’écoute.
On relaie les bons gestes, les numéros utiles, les lieux où se rafraîchir.
On donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend jamais.
On garde l’antenne ouverte, parce qu’une radio, ce n’est pas qu’un bouton qu’on allume. C’est un cœur qui bat dans la ville.
Sous le même soleil, mais pas avec les mêmes chances
On vit tous sous le même ciel. Mais on n’a pas tous les mêmes moyens pour faire face à la chaleur. Et ça, il ne faut pas l’oublier.
Alors on le dit simplement : la chaleur tue. Mais l’indifférence aussi.
Et la meilleure réponse, ce n’est pas juste la clim.
C’est le lien. Le regard. Le geste. La voix.
Et ça, on l’a tous en nous.
Cet été, soyons solidaires, vraiment. Pas en paroles, pas en hashtag. Mais en actes. En attention. En humanité.
Parce que dans le mot solidarité, il y a vous, moi, eux. Il y a la main tendue, la porte ouverte, la bouteille d’eau, la visite inattendue.
Et ça, aucune canicule ne peut le faire fondre.
Laurent Frémal
Du bon côté de l’Histoire
Les guerres s’étendent, les tensions montent et chaque pays doit choisir. Soutenir, condamner ou se taire : aucune position n’est neutre. Entre pressions économiques et responsabilités humaines, l’Histoire retiendra surtout nos silences. Car demain, ce ne seront pas les marchés qui jugeront, mais les générations suivantes. Nos enfants nous demanderont de quel côté nous étions.
Les invisibles de nos rues
Dans nos villes, les personnes sans-abri sont devenues une présence quotidienne. Derrière chaque silhouette assise sur un trottoir, il y a une histoire, une vie, des épreuves. Face à cette réalité, une question s’impose : comment une société aussi riche peut-elle encore laisser des êtres humains dormir dans la rue ? Il est temps de se remettre en question et de repenser notre modèle pour construire un monde plus juste, fondé sur la solidarité et le vivre-ensemble.
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