édito 22 mai 2026
pourquoi notre humanité s’arrête-t-elle aux frontières ?
Je vous propose un édito qui invite à la réflexion. Ensemble, nous prenons un moment pour regarder ce qui se passe dans le monde et essayer de mieux comprendre les grands sujets d’actualité.
L’idée n’est pas seulement de donner mon point de vue, mais aussi de vous faire réfléchir, de vous questionner, et surtout de vous permettre d’en parler autour de vous. Car réfléchir seul, c’est bien, mais réfléchir ensemble, c’est encore mieux.
Dans un esprit solidaire et ouvert, je vous présente chaque semaine un thème qui me touche ou qui fait débat. Ensuite, je développe pourquoi c’est important et ce que cela change pour nous tous, ici et ailleurs.
Alors, prenez un café ou un thé, installez-vous, et laissez-vous guider par cette réflexion du jeudi. Ensemble, faisons vivre la solidarité et le partage des idées.
Gaza : pourquoi notre humanité s’arrête-t-elle aux frontières ?
Nous avons tous vu ces images.
Les images du kidnapping des membres de la flottille humanitaire en direction de Gaza.
Les images de militants arrêtés en pleine mer.
Les images d’humiliations assumées, revendiquées, presque célébrées par certains responsables israéliens.
Et notamment celles d’un ministre de la sécurité fanfaronnant devant les caméras, comme si la souffrance et l’humiliation étaient devenues un spectacle politique.
Le monde entier semble choqué.
Les condamnations tombent enfin.
Les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux, dans les médias, dans les discours diplomatiques.
Enfin.
Mais une question doit nous brûler les lèvres :
si cela choque autant aujourd’hui, alors pourquoi le quotidien des Palestiniens choque-t-il si peu depuis des années ?
Car ce que des militants étrangers ont vécu quelques heures, des familles gazaouies le vivent chaque jour.
L’humiliation.
La peur.
Les bombardements.
Les contrôles.
La privation.
La faim.
La destruction.
La mort omniprésente.
À Gaza, des enfants grandissent sous les drones avant même d’apprendre à lire.
Des parents enterrent leurs proches sans savoir s’ils seront encore vivants le lendemain.
Des journalistes meurent en faisant leur travail.
Des hôpitaux deviennent des cibles.
Et malgré cela, une partie du monde continue de détourner le regard.
Pourquoi ?
Pourquoi nous, occidentaux, qui parlons sans cesse de droits humains, de démocratie, de liberté, restons-nous si souvent silencieux quand il s’agit du peuple palestinien ?
Pourquoi notre indignation semble-t-elle fonctionner à géométrie variable ?
Sommes-nous devenus incapables de reconnaître l’humanité quand elle ne nous ressemble pas ?
Quand elle parle arabe ?
Quand elle vit derrière des murs et des checkpoints ?
Quand elle survit dans un territoire que beaucoup préfèrent ne plus regarder ?
Le plus inquiétant, ce n’est pas seulement la violence.
Le plus inquiétant, c’est l’habitude.
L’habitude des morts.
L’habitude des images de ruines.
L’habitude des enfants ensanglantés dans nos fils d’actualité.
Comme si l’horreur était devenue normale.
Mais rien de cela n’est normal.
Aucun peuple ne devrait vivre enfermé, bombardé, affamé et déshumanisé.
Aucun enfant ne devrait apprendre le bruit des missiles avant celui des oiseaux.
Et surtout, aucun être humain ne devrait perdre la capacité de ressentir de l’empathie.
Aujourd’hui, la question n’est plus seulement politique.
Elle est profondément humaine.
Parce qu’au fond, défendre les Palestiniens, ce n’est pas choisir un camp contre un autre.
C’est choisir de rester humain dans un monde qui s’habitue trop vite à l’inacceptable.
Et peut-être que le vrai danger est là :
dans notre silence.
Dans notre confort.
Dans notre capacité collective à regarder ailleurs pendant qu’un peuple entier s’effondre sous nos yeux.
À Radio Solidarité, nous continuerons à tendre le micro à celles et ceux qu’on veut faire taire.
Parce qu’informer, c’est déjà résister.
Et parce qu’aucune paix ne pourra naître tant que l’humanité de certains sera considérée comme moins importante que celle des autres.
Laurent Frémal
Radio Solidarité / Solidarité Records
2026, entre colères, peurs et résistances
édito 04 Janvier 20262026, entre colères, peurs et résistances . Chaque semaine, je vous propose un édito qui invite à la réflexion. Ensemble, nous prenons un moment pour regarder ce qui se passe dans le monde et essayer de mieux comprendre les grands sujets...
Décembre, ce mois où l’on se retrouve… ou pas
Décembre n’est pas qu’un mois de fêtes.
C’est aussi celui où la solitude et la précarité se voient un peu plus fort.
Alors ouvrons les yeux, ouvrons les mains : un geste, un sourire, une attention peuvent changer la journée de quelqu’un.
Ce mois-ci, faisons de la solidarité notre vraie lumière.
Soutenez Radio Solidarité !
Soutenez Radio Solidarité, la voix qui unit !
adio Solidarité est une radio libre, citoyenne et indépendante. Nous ne recevons aucun subside public, car nous tenons à préserver notre autonomie éditoriale et à rester proches de celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien.
Informer, éduquer, divertir et donner la parole à tous, c’est notre mission. Mais pour continuer à diffuser 24h/24, animer nos émissions, assurer la maintenance du matériel et couvrir les frais de fonctionnement, nous avons besoin de vous.
Chaque don, même modeste, nous aide à poursuivre cette belle aventure collective.
Vous pouvez faire un virement sur le compte de New Line Info asbl (VDK Banque) :
BE62 8940 0156 3461
Ensemble, faisons vivre la radio qui donne la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas ailleurs.














